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    Equipementiers: Un nouvel écosystème pour les pièces de rechange

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5442 Le 30/01/2019 | Partager
    «L’After Market», un marché prometteur évalué à plus de 200 milliards d’euros
    Un pas de plus vers les objectifs 2025 avec 200 milliards de DH d’exports prévus
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    La formule des écosystèmes, initialement lancée par l’industrie automobile continue sur sa lancée. Le prochain sur la liste est celui des pièces de rechange (Ph. Adam)

    Câblage, intérieur, batterie, les écosystèmes lancés par l’industrie automobile pour développer le secteur, cartonnent. Une recette que des industriels spécialisés dans les pièces de rechange veulent cloner. Menés par l’Amica, ils ont jusque-là visé le marché de la première monte auprès des constructeurs locaux (Renault et PSA) ainsi que plusieurs usines de montage dans le sud de l’Europe.

    Avec la pièce de rechange, c’est le marché de «l’After Market» qui est visé, une niche juteuse qui dépasse en Europe les 200 milliards d’euros, et à laquelle l’industrie automobile marocaine pourrait prétendre. Pour l’Amica, il s’agira de travailler avec les importateurs actuels de pièces de rechange pour les accompagner afin de devenir eux-mêmes producteurs, arroser le marché local et profiter des opportunités à l’export.

    L’écosystème prévu prochainement profitera des mêmes ingrédients que les précédents, à savoir une parfaite symbiose entre opérateurs du secteur, associations professionnelles et administration, le tout chapeauté par le ministère de l’Industrie.

    C’est le cas de l’écosystème batteries, l’un des derniers à avoir été acté. Ce dernier a profité de l’expertise des équipes de l’Amica qui ont travaillé sur la mise en place de cette filière. Un travail qui a démarré par la mise en place de canaux pour l’acquisition de plomb, matière première principale mais aussi pour la fabrication des moules des bacs en plastique de batteries.

    Les mesures ont permis de monter en cadence la filière et de multiplier par cinq les chiffre d’affaires et d’atteindre les 150 millions d’euros en 2017. «Ce qui a conduit à un véritable exploit, celui de faire passer le taux d’intégration local de 30 à 90% avec un nombre d’emplois qui a atteint les 1500», indique l’Amica.

    Ces différents écosystèmes permettront de rapprocher les industriels de l’objectif fixé pour 2025 et qui table sur un chiffre d’affaires à l’export de 200 milliards de DH et d’un million de voitures produites. Un objectif qui n'est pas hors d’atteinte, vu le rythme auquel croît le secteur: le chiffre d’affaires a été multiplié par 5 en moins de six ans.

    Le taux d’intégration, a, quant à lui, atteint les 50% selon la tutelle. Ce qui signifie en d'autres termes que «sur chaque dirham vendu à l’export, 50 centimes restent au Maroc». L’objectif à court terme est d’atteindre les 65% cette année, avec le démarrage de la production de PSA pour ensuite viser les 85% avec le lancement de la filière moteurs de ce même constructeur.

    Pour Renault, l’objectif est d’atteindre les 2 milliards d’euros (22 milliards de DH, l’équivalent de 6 mois de recettes MRE) de commandes. Actuellement, le groupe automobile français est à mi-chemin et assure 1 milliard de commandes, tant pour sa propre production que pour celle des autres usines du groupe à l’étranger.

    Le constructeur semble sur la bonne voie. Renault vient d’annoncer ses chiffres pour 2018 avec pour la première fois, la barre des 400.000 unités produites franchie entre les usines de Casablanca et celle de Tanger.

    Les Automotive Meetings en février

    Le salon de la sous-traitance automobile, l’Automobile meeting de TangerMed organisé par l’Amica tiendra sa 6e édition du 6 au 8 février prochains. Il s’agit d’un rendez-vous important qui servira de vitrine pour le secteur automobile marocain. Selon les organisateurs, plus de 186 exposants sont prévus avec un nombre de visiteurs professionnels qui a dépassé les 3.000 lors de la précédente édition. Pour cette année, le salon entend capitaliser sur ses acquis et montrer les capacités d’un secteur qui vise le million de véhicules produits dès 2025.

    Ali ABJIOU

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