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    Biotechnologies: Le premier écosystème opérationnel

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5442 Le 30/01/2019 | Partager
    Sothema montre la voie
    5 autres industriels devraient suivre

    Sothema ouvre le bal des écosystèmes dans le secteur pharmaceutique avec l'inauguration d’une unité de fabrication de produits anticancéreux issus de biotechnologies. Prévue en trois phases, la production de médicaments biosimilaires sous licence du groupe russe Biocad mobilisera à terme un investissement de 200 millions de DH, avec la création d’une centaine d’emplois. Le groupe marocain sera suivi par cinq autres opérateurs.

    «Ces 6 locomotives créeront 760 emplois directs et indirects. Elles seront suivies par 13 autres PME, pour certaines opérationnelles», annonce Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l’économie numérique, présent à l’inauguration des installations de Sothema.

    Cet écosystème étant nouveau au Maroc, de nouveaux métiers vont être créés, notamment dans le développement de biotechnologies et la recherche clinique. Rappelons que deux écosystèmes (médicaments et dispositifs médicaux) couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur de production de médicaments et de dispositifs médicaux, depuis le développement jusqu’à la commercialisation.

    Le premier regroupe les métiers des essais cliniques, les ingrédients pharmaceutiques actifs et le packaging, la fabrication locale, les médicaments biosimilaires. De son côté, la filière «Dispositifs médicaux», allant des textiles consommables aux équipements électroniques, recèle des opportunités et un potentiel de développement importants, avec des perspectives de croissance de plus de 7% et 11% sur les marchés respectivement marocain et africain à l’horizon 2020.

    Le projet de fabrication de produits anticancéreux issus de biotechnologies est le premier dans l’industrie pharmaceutique objet de signature de convention écosystème avec le ministère de l’Industrie. Leur production au Maroc est une première sur le continent et une avancée qui permet de renforcer la sécurité sanitaire, surtout l’accessibilité des médicaments.

    La montée en puissance de l’industrie pharmaceutique est essentielle pour la politique de Santé. D’autant plus qu’à l’horizon 2021, le gouvernement table sur 90% de la population marocaine couverte par une assurance-maladie. Ce qui réglera en partie le problème de la solvabilité de la demande. Le ministère de la Santé, qui est un client important de cette industrie a triplé le budget alloué au Ramed, qui a bondi de 600 millions de DH à 2 milliards de DH.

    Les nouveaux anticancéreux sont accessibles à des prix largement inférieurs à ceux des produits importés. «Depuis le lancement de nos produits anticancéreux, la cure de traitement qui coûtait 24.000 DH est passée aujourd’hui à 6.000 DH. Soit 4 fois plus de patients traités», fait valoir Lamia Tazi, directrice générale de Sothema.

    L’industrie pharmaceutique en chiffres

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    Le marché à l’export n’est qu’à 1 milliard de DH de chiffre d’affaires, dont 70% orienté vers l’Europe. Cet indicateur révèle que les produits marocains sont capables de conquérir des marchés exigeants. Les 30% restants sont réalisés sur le reste du continent.

    Suivre la demande locale

    Hormis la fabrication de produits anticancéreux issus de biotechnologies, le deuxième projet de l’industriel concerne l’extension de l’unité de production de sérums. Celui-ci permettra au groupe de doubler sa capacité de production pour suivre la demande locale, qui est en constante progression. Ce projet est d’actualité compte tenu des risques de rupture de stock de médicaments. L’investissement s’élève à 80 millions de DH, avec la création d’une centaine d’emplois.

    M.Ko.

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