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    International

    Venezuela: Réunion tendue à l'ONU

    Par L'Economiste | Edition N°:5440 Le 28/01/2019 | Partager
    Aucune déclaration commune du Conseil de sécurité pour soutenir le président autoproclamé
    La Russie et la Chine ont dénoncé l’ingérence des Etats-Unis

    La communauté internationale est divisée sur la crise politique au Venezuela. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo  a évoqué un «Etat mafieux illégitime» lors de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité qui a duré cinq heures, convoquée à la demande des Etats-Unis, du Pérou et de la République dominicaine, et que la Russie a tenté en vain d'empêcher.

    Madrid, Paris, Berlin, Londres, Bruxelles et Lisbonne ont lancé un ultimatum à Nicolas Maduro. Ces capitales européennes ont exigé la convocation d'élections dans les huit jours à défaut de quoi elles reconnaîtraient l'opposant Juan Guaido comme «président».

    Les Etats-Unis ont toutefois échoué à obtenir une déclaration commune du Conseil de sécurité pour soutenir le président autoproclamé Juan Guaido face à l’opposition de la Russie et de la Chine notamment. La Russie a continué à défendre Nicolas Maduro qui a rejeté tout ultimatum pour convoquer de nouvelles élections. De même, la Chine s'oppose à toute ingérence étrangère dans les affaires du Venezuela estimant que «la situation relève des affaires intérieures de ce pays». 

    La crise politique que traverse le Venezuela est étroitement liée aux maux économiques que connaît ce pays depuis plusieurs années. Le Venezuela est dans une situation humanitaire et sociale désastreuse. La corruption est quasiment institutionnalisée, la monnaie nationale ne vaut plus rien et la rente pétrolière est mal exploitée.

    Le pays fait face à une inflation grandissante: elle a atteint 1.350.000% en 2018, selon le Fonds monétaire international. La situation ne risque pas de s'arranger malgré les récentes réformes. Le FMI table sur une hyperinflation de 10.000.000% pour 2019. Avec le salaire minimum, un Vénézuélien ne peut s'acheter que deux kilos de viande!

    Cette inflation rend le quotidien des Vénézuéliens très difficile. Ils peinent à se nourrir et à se soigner et les maladies comme la diphtérie ont fait leur retour car les populations pauvres ne peuvent plus se procurer de vaccins.

    Le pays possède les plus importantes réserves de pétrole du monde et la  dépendance économique à cette ressource est considérable. Le pétrole représente plus de 90% des revenus de l'État. Cette manne avait permis à l'ancien président Hugo Chavez de financer de colossaux programmes sociaux qui ont fait baisser le taux de pauvreté de la population entre 2003 et 2010.

    Mais cela s'est néanmoins effectué au détriment de l'entretien des infrastructures pétrolières et le pays n'a jamais cherché à diversifier son économie. A titre d'exemple, les infrastructures électriques ne sont pas entretenues et les pannes de courant sont régulières à Caracas.

    L'ONU réclame une enquête sur les violences

    Plus de 350 personnes ont été arrêtées au Venezuela cette semaine au cours des manifestations organisées contre le régime du président Nicolas Maduro. Michelle Bachelet, la Haut-commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU, qui réclame une enquête sur les violences, a indiqué qu'au moins  20 personnes ont été tuées mardi et mercredi.

    K. M. avec agences

     

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