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    Economie

    Les banques sous pression réglementaire

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5440 Le 28/01/2019 | Partager
    L'IFRS 9 et la circulaire 19/G donnent le tournis à la profession
    Elle relève une contradiction entre le durcissement des règles et la relance du crédit
    L'encours des prêts au secteur privé a limité sa hausse à 1,6% à fin novembre
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    La demande des ménages est le principal soutien à la croissance du crédit. Mais, ce moteur pourrait s'enrayer si l'investissement des entreprises ne redémarre pas

    Il y a eu l'IFRS 9 en 2018 et avant cette norme, plusieurs autres plus exigeantes les unes que les autres en fonds propres. La réforme du ratio de liquidité NFSR (Net Stable Funding Ratio) et du ratio d'effet de levier seront sur la table en 2019. La circulaire 19/G sur le provisionnement et la classification des créances dont la mise en œuvre a été décalée, à la demande des banques, pour implémenter l'IFRS 9 est dans le circuit.

    La réglementation bancaire s'est étoffée ces dernières années avec des exigences toujours plus sévères. C'est l'une des conséquences de la crise financière de 2008.

    «Depuis Bâle III, il y a un arsenal réglementaire qui va impacter la nature et la façon de distribuer l'épargne que nous collectons. Les effets pourraient être plus profonds pour des économies émergentes comme les nôtres. Nous devons être imaginatifs et revoir la manière de distribuer le crédit», relevait M'Fadel El Halaissi, directeur général de BMCE Bank of Africa lors de la présentation des résultats semestriels en octobre dernier.

    Tout l'enjeu pour la Banque centrale est de trouver le bon dosage entre l'introduction de nouvelles règles et la convergence vers les standards internationaux. L'équilibre est parfois difficile à trouver et les choix des banquiers centraux sont parfois critiqués parce que les enjeux ne sont pas les mêmes pour tous. 

    Dans un contexte de faible croissance, les banquiers relèvent une contradiction entre la pression réglementaire et la volonté de relancer le crédit. «Vouloir stimuler la machine du crédit n'est pas forcément compatible avec le durcissement des règles bancaires et la mise en place de nouvelles normes», note un dirigeant.

    «Le fait de mettre des charges supplémentaires fera que la course ne s'effectuera pas à la vitesse souhaitée», poursuit-il. Malgré des taux d'intérêt relativement bas, le crédit ne décolle toujours pas. La croissance est essentiellement soutenue par la demande des ménages.

    Du côté des entreprises, c'est le statu quo. L'investissement est au point mort. Si cette situation persiste, elle pourrait pénaliser tôt ou tard la consommation des ménages. Pour les banquiers, il y a aussi un enjeu lié à la rémunération des actionnaires. Les changements réglementaires ne seront pas neutres sur les profits. Cela impose aux banques d'adapter leurs modèles et leur organisation aux nouvelles réalités.

    La question de la réglementation et l'adaptation des normes internationales sera remise sur la table au moment des discussions entre le triumvirat BAM/CGEM/GPBM pour la relance du crédit. Les trois parties ont prévu de se réunir en mars prochain.o
    F.Fa

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