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    International

    Le Sénat américain vote pour arrêter le shutdown

    Par L'Economiste | Edition N°:5438 Le 24/01/2019 | Partager
    C’est la plus grande paralysie partielle de l'administration fédérale
    Ses coûts commencent à se faire sentir
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    Environ 800.000 fonctionnaires fédéraux sont contraints au chômage forcé ou doivent travailler sans être payés avant la fin du blocage. Dans des ministères sensibles comme la Sécurité intérieure, la Justice ou les Transports, les effectifs ont été réduits au minimum

    Le Sénat américain doit tenter, jeudi 24 janvier 2019, de s’accorder sur un texte mettant fin au shutdown. Cette fermeture partielle de l'administration fédérale faute de financement du Congrès est entrée dans son second mois et pèse sur l'économie et le moral des Américains. Des initiatives ont été mises en place pour aider les fonctionnaires dans le besoin: nuits d'hôtels et repas gratuits, collectes de fonds, alors que les banques alimentaires font le plein.

    Depuis le 22 décembre 2018, une partie du gouvernement fédéral est paralysée par un bras de fer entre les démocrates au Congrès et la Maison-Blanche sur le financement d'un mur anti-immigration à la frontière avec le Mexique.

    Le président Donald Trump réclame 5,7 milliards de dollars pour construire le mur, sa principale promesse de campagne qui doit endiguer selon lui le trafic de drogue et l'entrée de clandestins. L'opposition refuse de débloquer des fonds, jugeant ce projet «immoral, coûteux et inefficace» et demande la réouverture des administrations comme préalable à des discussions sur la sécurité des frontières et sur l'immigration.

    La proposition républicaine, qui assure un financement du gouvernement jusqu'en septembre, inclut l'enveloppe pour le mur ainsi qu'une concession accordée par Trump: un sursis de trois ans pour un million d'immigrants directement menacés d'expulsion. Le texte démocrate n'évoque pas le budget pour le mur et propose la réouverture des administrations jusqu'au 8 février, pour relancer le débat sur la sécurité aux frontières.

    Pour être approuvé, un texte doit obtenir 60 voix au Sénat où les républicains détiennent 53 des 100 sièges. Il faut aussi qu'il franchisse la Chambre des représentants, désormais aux mains des démocrates. Selon un responsable républicain, le texte démocrate a peu de chances de passer et, si jamais il l'était, le président y opposerait son veto. Il apparaît peu probable que les sénateurs républicains puissent convaincre des démocrates de s'associer à leur proposition.

    Trump a réitéré sur Twitter sa volonté de faire construire le mur au nom de la sécurité nationale. «Ne cédons pas», a-t-il dit à l'adresse des républicains, accusant «l'opposition de jouer à des jeux politiques». La chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi a répliqué en accusant le milliardaire et les républicains au Sénat de «prendre les Américains en otage».

    Si le shutdown touche directement 0,5% des travailleurs américains, il commence à affecter indirectement le moral de plus de la moitié des consommateurs, selon une enquête de l'université du Michigan. Il pèse aussi sur l'économie et la croissance, sur fond de ralentissement mondial, préviennent les experts. En publiant sa mise à jour des perspectives de l'économie mondiale (Janvier 2019), le FMI estime «qu’une paralysie prolongée du gouvernement fédéral risque d’entraîner une révision à la baisse des perspectives».

    De 2,9% en 2018, le taux de croissance aux Etats-Unis devrait s’établir à 2,5% en 2019 et 1,8% en 2020. Néanmoins, le rythme d’expansion prévu est supérieur au taux de croissance potentiel estimé de l’économie américaine pour les deux années. Une forte croissance de la demande intérieure soutiendra l’augmentation des importations et contribuera à creuser le déficit des transactions courantes.

    F. Z. T. avec AFP

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