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    International

    Coup d’envoi du Forum économique de Davos

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5435 Le 21/01/2019 | Partager
    L’événement se tient dans une profonde instabilité mondiale
    Après Trump, désistement de May et Macron
    Brexit, shutdown, crise des gilets jaunes… les causes
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    Le Forum économique mondial se tient du 21 au 25 janvier à la station de ski de Davos en Suisse. A cause des crises politiques nationales, plusieurs dirigeants n’y participeront pas  (Ph. AFP)

    Trump, May, Macron… les défections se sont multipliées pour le Forum économique mondiale (WEF) qui se tient du 21 au 25 janvier à la station de ski de Davos en Suisse.

    Pour cause de shutdown, le président américain a renoncé à revenir au Forum. Il a également annulé la venue de la délégation qui était censée porter son programme «Make America Great Again».

    La Première ministre britannique Theresa May n’y va pas non plus pour se consacrer au Brexit, sujet majeur pour les grands patrons qui surveillent de près l'évolution de la situation. Agenda surchargé et crise des «gilets jaunes» empêchent aussi le président français de faire le déplacement. La liste des défections s'est encore allongée avec celle de la Première ministre norvégienne Erna Solberg, en pleine réorganisation gouvernementale.

    Il n'y aura donc personne ou presque pour voler la vedette au président brésilien Jair Bolsonaro. Ce dernier entend promouvoir «un Brésil différent, libre de toute attache idéologique et de la corruption généralisée». Fraîchement entré en fonctions début janvier et effectuant ce premier voyage international en compagnie de son ministre des Finances, l'ultra-libéral Paulo Guedes, Bolsonaro prononcera mardi après-midi le discours inaugural devant le Forum.

    La désaffection des responsables politiques américains et européens (à l'exception d'Angela Merkel, en plein retrait politique) laissera aussi le champ libre à une importante présence chinoise. La Chine sera certainement un sujet de discussions à Davos. Le ralentissement économique en cours de la deuxième économie mondiale suscite bien des inquiétudes, tout comme ses ambitions de conquête de marchés internationaux, le fameux programme des «Nouvelles routes de la soie».

    Le Fonds monétaire international (FMI) donnera comme d'habitude la température de la conjoncture mondiale lundi 21 janvier, en lever de rideau du Forum, tandis que l'ONG Oxfam publiera son baromètre annuel des inégalités. «Nous entrons dans une période de profonde instabilité mondiale», a averti le fondateur et président exécutif du WEF, Klaus Schwab. Tout en pointant les bouleversements des nouvelles technologies, mais aussi les basculements des équilibres géo-politiques.

    Outre Merkel, son homologue autrichien Sebastian Kurz, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, ou encore les chefs de gouvernement italien, espagnol, néerlandais… ont annoncé leur venue à Davos. Le Maroc a l’habitude d’y assister.

    La DG du FMI, Christine Lagarde, et la patronne par intérim de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, seront également présentes, aux côté du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Quelque 1.700 dirigeants d'entreprises sont par ailleurs attendus.

    Les risques à surveiller

    Les conditions économiques et géopolitiques se détériorent, s’inquiète le WEF dans son rapport sur les risques mondiaux (Global Risks Report 2019), qui intègre les résultats de l’enquête annuelle sur la perception des risques globaux (GRPS, Global Risks Perception Survey) menée auprès de près 1.000 experts et décideurs.

    Les différends commerciaux se sont rapidement aggravés en 2018 et le rapport prévient également que la croissance en 2019 sera freinée par des tensions géoéconomiques persistantes. Près de 88% des répondants s'attendent à une nouvelle érosion des règles et accords commerciaux multilatéraux et 85% craignent des risques accrus de confrontations politiques entre grandes puissances.

    Dans la perspective des 10 prochaines années, les cyber-risques conservent l’importance qui leur a été reconnue en 2018, mais les risques environnementaux continuent de dominer les préoccupations des participants à l’enquête. «Le commerce mondial et la croissance économique étant menacés en 2019, il est plus urgent que jamais de renouveler l'architecture de la coopération internationale», a préconisé Børge Brende, président du Forum économique mondial.

    «Nous ne disposons tout simplement pas de la puissance nécessaire pour faire face au ralentissement vers lequel la dynamique actuelle pourrait nous mener. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une action coordonnée et concertée pour soutenir la croissance et faire face aux graves menaces qui pèsent sur notre monde», dit-il.

    F. Z. T.

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