Analyse

Le HCP redresse sa prévision de croissance

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5434 Le 18/01/2019 | Partager
Elle s’établirait à 2,9% en 2019 contre 2,5% initialement
L’activité serait essentiellement tirée par la demande intérieure
Les PIB agricole et non agricole marquent le pas

Encore une année de croissance molle qui se dessine. Celle-ci devrait s’établir à 2,9% en 2019. Un chiffre qui vient d’être revu à la hausse, puisque la dernière livraison du HCP avait tablé sur une croissance de 2,5%.  Mais ce niveau est néanmoins en retrait de 0,1 point par rapport à 2018.

En fait, le budget économique prévisionnel, présenté tard dans l’après-midi, procède également à une révision des prévisions pour l’année écoulée ainsi que des perspectives de l’exercice qui vient de démarrer  et leurs effets sur les équilibres macroéconomiques.

Les nouvelles estimations  prennent en compte les résultats des comptes nationaux, des enquêtes trimestrielles et des travaux de suivi et d’analyse de conjoncture menés par le HCP. Elles se focalisent aussi sur l’évolution de la campagne agricole et les nouvelles dispositions annoncées dans la loi de finances 2019.

La campagne agricole devrait enregistrer un léger repli de 0,4%. Bien que la pluie ait été généreuse et précoce, un déficit pluviométrique généralisé  a été observé depuis le mois de décembre. «Or, les campagnes qui avaient démarré sous des conditions semblables s’élèvent à 6 sur les 30 dernières années, avec une probabilité de 74% de converger vers une saison moyenne à bonne», relève le HCP.   

Hors agriculture, l’activité poursuivrait son évolution modérée au rythme de 3,1% contre 2,9% en 2018. Les services se situant toujours en dessous  de leur performance enregistrée entre 2007 et 2011. Mais leur apport à cette progression  se situe à hauteur de 64%, alors que la croissance des branches industrielles resterait moins soutenue. C’est le cas également du secteur du BTP qui peine à renouer avec sa dynamique de la période 2007-2012. Plombé en cela par le repli des investissements étrangers dans l’immobilier et la décélération du rythme de croissance du pouvoir d’achat immobilier des ménages.

Traditionnellement soutenue par les industries agroalimentaires et chimiques, l’activité manufacturière continuerait de se rééquilibrer en faveur des nouveaux métiers industriels, notamment l’automobile.
En revanche, l’activité minière afficherait un retour vers son niveau de croissance de 2017.

L’essentiel de la croissance proviendrait donc de la demande intérieure qui devrait progresser de 3,4% cette année. Sa contribution  est estimée à 3,8 points au lieu de 4 l’année dernière. Par contre, les échanges extérieurs devraient retrancher 0,8 point à la croissance.

Situation des principaux clignotants

• Rythme modéré des activités non agricoles, passant de 2,9%  en 2018 à 3,1% en 2019
• Repli de la valeur ajoutée primaire à 0,1% en 2019 au lieu de 3,8% en 2018
• Repli de l’inflation à 1,2% en 2019 contre 1,6% en 2018
• Stagnation du déficit commercial à 18,1% du PIB en 2019 contre  18,3% en 2018
• Baisse du taux d’épargne nationale à 27,7% du PIB en 2019 au lieu de 28% en 2018
• Repli du besoin de financement de l’économie, passant de 4,5% du PIB en 2018 à
   4,3% en 2019
• Déficit budgétaire contenu à 3,9% en 2018 et à 3,7% en 2019.

A.G.

 

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