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    Analyse

    Régionalisation: Quelle place pour les jeunes?

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5433 Le 17/01/2019 | Partager
    El Othmani insiste sur le rôle du Conseil consultatif de la jeunesse dans la coordination avec les régions
    L’INDH décisive pour le développement des jeunes au niveau local
    Le Plan national de promotion d’emploi décliné au niveau des régions

    Quelle place pour les jeunes dans la nouvelle configuration régionale? Les membres de la Chambre des conseillers ont interrogé le chef du gouvernement sur les modalités prévues pour faire face aux «problématiques d’intégration des jeunes dans les régions».

    Saâdeddine El Othmani a mis l’accent sur «les orientations royales relatives à la valorisation du rôle des jeunes». Pour lui, cette catégorie est «le véritable moteur du développement». Il a insisté sur la nécessité de mettre en place, en urgence, le nouveau Conseil consultatif des jeunes et de l’action associative.

    Surtout «que cette instance dispose des attributions pour coordonner ses actions avec les conseils consultatifs créés au niveau des régions, en vue de renforcer l’implication des jeunes dans le développement économique, social et culturel». La 3e phase de l’Initiative nationale du développement humain (INDH), lancée il y a quelques mois, constitue également un levier décisif pour une meilleure participation des jeunes dans le développement local, selon El Othmani.

    Cela devra passer par «le renforcement des revenus des jeunes et leur intégration économique via 3 leviers», a expliqué le chef du gouvernement. Il s’agit essentiellement de la formation en vue d’assurer l’intégration des porteurs des projets, de la définition des programmes ayant un impact effectif, sur la base de l’analyse des chaînes de valeur, en plus de l’adoption d’une feuille de route de développement local, basée sur le renforcement des activités économiques.

    En matière de lutte contre le chômage, très élevé au sein des jeunes, El Othmani a rappelé que le Plan national de promotion de l’emploi a prévu un système régional, qui sera décliné à travers des programmes contractuels avec les régions. Ces derniers porteront sur la mise en place d’un plan pluriannuel de promotion de l’emploi au niveau de chaque région, basé sur un diagnostic territorial. S’y ajoute la création de mécanismes territoriaux garantissant le financement des mesures prévues.

    Les contrats-programmes devront être bientôt signés avec chacune des régions. Au programme: la création de centres régionaux d’emploi et de renforcement des compétences, parallèlement à l’élaboration de mesures régionales en complément du dispositif prévu par le Plan national de promotion de l’emploi.

    El Othmani a également insisté sur l’importance de la réalisation des diagnostics au niveau local et des études prospectives pour anticiper les besoins. Ce souci de territorialisation des programmes lancés par le gouvernement concerne également la stratégie nationale de la formation professionnelle. El Othmani a souligné que cette stratégie a prévu le renforcement des partenariats avec les entreprises, les ONG, mais également les collectivités locales en vue de mettre en place de nouvelles filières professionnelles en mesure d’accompagner le développement des régions.

    De leur côté, les collectivités locales sont également appelées à s’impliquer davantage dans la résolution des problématiques liées aux jeunes, a estimé le chef du gouvernement. La loi organique sur les régions a accordé aux conseils régionaux le droit de mettre en place trois instances consultatives, dont une dédiée à l’examen des questions liées aux jeunes. Son rôle: «proposer aux conseils des régions des avis et recommandations en phase avec les besoins des jeunes».

    Déconcentration agricole!

    La dimension territoriale est décisive pour le développement du secteur agricole. C’est ce qu’a expliqué le chef du gouvernement face aux membres de la Chambre des conseillers, dans le cadre de la séance mensuelle des questions de politiques publiques.
    En plus de la régionalisation, la déconcentration de la gestion du secteur est un mécanisme incontournable, selon El Othmani. Cela passe par la refonte de la configuration administrative du département de l’Agriculture, afin de limiter le rôle de l’administration centrale à la conception des programmes. Cela devra s’accompagner du transfert de plus d’attributions décisionnelles aux services déconcentrés. A terme, l’objectif est que chaque région dispose d’un bureau de développement agricole, regroupant les différentes entités déconcentrées relevant du département de l’Agriculture. Parallèlement, les différentes régions disposent actuellement de plans agricoles, qui constituent la feuille de route au niveau local d’ici 2020.

    Ce que prévoit l’INDH au profit des jeunes

    • 18 milliards de DH sont prévus pour la réalisation des projets de la 3e phase de l’INDH
    • 30% de ce budget sera financé par le budget du ministère de l’Intérieur à travers la DGCL
    • 4 milliards de DH sont prévus dans le cadre du programme d’amélioration des revenus et d’intégration économique des jeunes
    • 6 milliards de DH seront mobilisés pour le programme d’appui au développement humain des générations montantes

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    Source: Rapport sur la répartition régionale des investissements publics/Ministère des Finances

    M.A.M.

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