×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Mohamed Amine Zariat: «Grâce à Ashoka, je mettrai le turbo sur mes projets»

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5431 Le 15/01/2019 | Partager
    Mohamed Amine Zariat est le 5e marocain à rejoindre le réseau mondial
    Une enquête de 8 mois pour intégrer ce club d’entrepreneurs sociaux
    Une bourse de près de 70.000 dollars, des formations et un network de 3.500 membres
    tibu_031.jpg

    Le jeune entrepreneur social a dû mettre fin à la majorité de ses activités lucratives pour se dédier entièrement à son projet d’entrepreneuriat social. C’était la contrepartie de son adhésion à Ashoka. Pour lui, c’est une aubaine, car il pourrait être plus sur le terrain et appréhender de nouveaux défis (Ph. Tibu)

    Il bosse 7 jours sur 7, de 6H à 23H. Mohamed Amine Zariat est un passionné. Il se dépense sans compter pour sa cause: l’éducation et le développement personnel par le sport, à travers son ONG, TIBU, créée en 2010.

    Depuis octobre dernier, il est le 5e Marocain membre de Ashoka, l’un des plus grands réseaux d’entrepreneuriat social au monde. Rejoindre ce network mondial n’a pas été facile. Nominé par un autre fellow marocain d’Ashoka, Adnane Addioui (Enactus), Amine a subi une enquête poussée, qui a duré huit mois. Il a également dû se déplacer en Egypte, au bureau arabe de l’organisme, pour passer des entretiens. Mais le jeu en vaut la chandelle.

    Le jeune président de Tibu accède à un réseau de 3.500 membres dans 92 pays, et à des formations de Ashoka University. Il a, en outre, droit à une bourse trimestrielle pendant trois ans (près de 70.000 dollars au total), lui permettant de se dédier entièrement à la création d’un impact social plus fort. En contrepartie, Amine a dû laisser de côté plusieurs de ses activités lucratives (consulting, team building pour entreprises, coaching professionnel…).

    La seule qu’il a gardée est celle de l’enseignement du leadership et du développement personnel dans les business schools. «Car mon objectif n’y est pas lucratif. Il s’agit d’abord pour moi d’inspirer les jeunes et de les accompagner vers l’employabilité», explique-t-il. «Ma force est quand je suis sur le terrain. J’observe, je relève les freins et je trouve des solutions. Grâce au soutien de Ashoka, je pourrais me concentrer sur ce que je sais faire le mieux», poursuit-il. 

    Le jeune entrepreneur social  devra aussi rendre des comptes. Il est tenu de soumettre un plan annuel de ses projets, de mettre en place des indicateurs de rendement et de livrer un bilan trimestriel.

    Cette expérience lui  a permis de faire son propre bilan et d’appréhender de nouveaux challenges. «Avant, je n’avais jamais imaginé pouvoir mener des projets en dehors du basketball. Aujourd’hui, je m’ouvre à d’autres sports», confie-t-il. Son association fera d’ailleurs bientôt des petits. Après Tibu Basketball, des Tibu foot, voleyball, handball, surf… verront le jour, dans le cadre d’un projet de lab destiné à former des entrepreneurs socio-sportifs (voir article page II). 

    Ahlam NAZIH

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc