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    Economie

    Enseignement: La loi-cadre accélèrera-t-elle la réforme?

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5431 Le 15/01/2019 | Partager
    Le Conseil de l'éducation scrute le bilan d'étape
    En dépit des efforts, la déperdition scolaire importante dans le milieu rural
    Les recrutements des enseignants devraient doubler en 2019
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     Lors de son intervention à l’occasion de la 15e session du Conseil supérieur de l’Education et de la Formation, Saïd Amzazi, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, a mis l’accent sur les efforts menés, notamment en termes de création d’établissements et de la mobilisation de nouveaux enseignants, afin d’atténuer le phénomène du surpeuplement des écoles (Ph. Bziouat)

    La tenue de la 15e session du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation coïncide avec l’examen du projet de loi-cadre sur la réforme du système d’enseignement par la Chambre des représentants. L’examen de l’état d’avancement de la mise en œuvre de la Vision 2030 figure parmi les points à l’ordre du jour de cette session.

    Pour le président du Conseil, Omar Azziman, ce bilan d’étape permettra de «prendre connaissance de l’ensemble des mesures prises, d’apprécier leur cohérence et leur conformité à la vision stratégique 2015-2030, ainsi que de tester les indicateurs, en cours d’élaboration, destinés à l’évaluation de l’application de la future loi-cadre».

    De son côté, Saïd Amzazi, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, a souligné que «la Vision stratégique constitue désormais le fil conducteur» de l’action de son département. Les mesures déjà implémentées «couvrent les différents chapitres et les leviers prévus par cette vision», a-t-il dit. Ceci est d’autant plus important que le Conseil supérieur veut augmenter la cadence en vue d’avancer dans la concrétisation des objectifs prévus par cette réforme.

    «Nous avons pris l’engagement de redoubler d’efforts pour faire aboutir, d’ici la fin de l’année scolaire et universitaire, l’essentiel des travaux en cours, notamment dans le but d’éviter que des sujets de grande importance, sur lesquels nous travaillons depuis un moment, n’aient à pâtir des retards et des hésitations propres à toute transition», a expliqué Azziman.

    Dans les détails, le bilan d’étape présenté par Amzazi a concerné les principaux leviers de la Vision 2030. A commencer par le renforcement de l’égalité d’accès à l’enseignement, dans lequel «beaucoup d’efforts ont été menés, notamment à travers la construction d’une série de nouveaux établissements, avec une moyenne de 100 écoles par an depuis 2015», selon le ministre.

    Cela s’est accompagné de l’augmentation du nombre des ressources humaines, notamment pour atténuer l’effet du surpeuplement des écoles, a-t-il ajouté. A partir de cette année, «nous avons mobilisé 70.000 nouveaux enseignants. Ce rythme des recrutements devra être doublé en 2019». S’y ajoute l’amélioration de la prise en charge des élèves au niveau des internats.

    Le nombre des élèves hébergés a connu une augmentation de 20% par rapport à l’année scolaire 2014-2015. Le nombre des bénéficiaires du transport scolaire est également en hausse de 270% sur la même période. Le ministre a reconnu toutefois le grand déficit en matière de transport scolaire, notamment dans le milieu rural. «De grands efforts restent encore à mener pour améliorer les prestations dans ce domaine», a-t-il dit.

    Pour ce qui est du programme Tayssir, le Souverain avait appelé à élargir la base des bénéficiaires de ce programme. Ceux-ci sont passés de 600.000 à 2,1 millions de bénéficiaires, a fait savoir Amzazi. Ces efforts ont permis, selon lui, d’atténuer l’ampleur de la déperdition scolaire. Son niveau est passé de 2,9% à 0,6% durant les 4 dernières années.

    Néanmoins, ce phénomène semble avoir la peau dure dans le monde rural. Le taux de déperdition scolaire dans les campagnes est de 5%. Le gouvernement ambitionne de le ramener à 1% en 2025, notamment grâce aux programmes de protection sociale et d’appui à la scolarisation. La déperdition scolaire reste aussi importante au sein des élèves du collège, malgré le recul de son taux de 12% à 10%. L’objectif est d’atteindre 3% en 2024, dans les milieux urbain et rural.

    Evaluation

    Plusieurs rapports thématiques sont inscrits à l’ordre du jour de la 15e session du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation. En tête, ceux réalisés par l’Instance nationale de l’évaluation, pilotée par Rahma Bourquia. Ils concernent «l’évaluation du modèle d’éducation des enfants en situation de handicap» et «les résultats des élèves marocains dans l’étude internationale PIRLS 2016». Ce dernier met à la disposition du Conseil «les moyens d’apprécier les progrès des élèves marocains au cours des 5 dernières années et de réaliser une analyse fine des liens entre les performances des élèves et leurs caractéristiques individuelles et familiales, ainsi qu’avec l’environnement de la classe et de l’école», a expliqué Omar Azziman.

    M.A.M.

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