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    Analyse

    SDL: Les multiples couacs du modèle casablancais

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5431 Le 15/01/2019 | Partager
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    Les dirigeants de la commune, qui cèdent peu à peu leurs prérogatives au profit des SDL, peuvent à tout moment revoir les statuts de ces structures et rectifier le tir», estime El Houcine Nasrallah, élu de l’opposition au conseil de la ville (Ph. privée)

    Le mode de gestion par SDL n’a pas encore prouvé sa performance, selon El Houcine Nasrallah, élu de l’opposition au conseil de la ville. Pour lui, les SDL à Casablanca usurpent l’identité d’une vraie SDL. Mais, il est toujours temps de rectifier le tir. Le mode de gestion par SDL est de nature à répondre à la problématique de déficit de gouvernance dont souffre la métropole.

    -  L’Economiste: Comment remédier au problème de vice juridique qui entache l’activité des SDL?
    - El Houcine Nasrallah:
    Les contrôleurs externes doivent intervenir. C’est le cas notamment du ministère de l’Intérieur, celui des Finances et la Cour des comptes. Ce qui se passe est très grave. Pour le contrôle interne, il faut savoir qu’aucun PV de réunion des conseils d’administration d’aucune SDL n’a jamais été transmis à la commune et je parle de la commune pas de son président. Aucun rapport du représentant de la commune au sein des conseils d’administration de ces sociétés non plus. C’est très grave pour Casablanca certes, mais c’est aussi grave pour toutes les collectivités territoriales du Maroc. La commune de Casablanca se doit de contribuer considérablement à faire de ce mode de gestion un mode attractif et pour les collectivités territoriales marocaines et pour le privé sans la participation duquel le développement local est impossible. D’ailleurs, le point le plus fort de ce mode de gestion est qu’il est de nature à lever des moyens humains et financiers. Un effort législatif doit également être fait pour remédier aux défaillances réglementaires et combler les lacunes. Je préconise une loi participative pour ce que j’appelle les sociétés de développement territorial (SDT) à savoir celles des régions, des communes et des conseils préfectoraux et régionaux.

    -  Que faut-il faire pour éviter le même scénario M’dina Bus?
    - C’est un cas dont il faut tirer des enseignements. Le tribunal a jugé qu’une société privée, en l’occurrence Casa Transport, qui est une SDL exerçant l’activité du transport public, ne peut se substituer à une collectivité pour le lancement d’appel d’offres dans la même activité. C’est ce que je n’arrête pas de répéter depuis 3 ans. J’invite le président du conseil de la ville à tirer de ce jugement les enseignements nécessaires à la mise à niveau des SDL à Casablanca et à l’harmonisation des conventions les liant à la commune et à la répartition de leur capital.

    - Au-delà de ces failles juridiques, quel bilan peut-on dresser de l’action des SDL existantes?
    - Malheureusement, le bilan est très négatif. Certes, il y a quelques réalisations, mais l’on ne peut s’empêcher de constater que plusieurs projets peinent à voir le jour. Plus encore, plusieurs missions n’ont pas été accomplies. Et là je me contente d’un simple exemple, pour ne pas vous rappeler le malheureux scandale du marathon de Casablanca, celui de recenser et de valoriser le patrimoine de la commune. Mission qui a été confiée à Casa Patrimoine sans aucune suite. Ce qui nous a valu aujourd’hui le refus de la Banque mondiale de débloquer la tranche suivante du prêt. Pour les quelques rares missions accomplies, il faut se poser la question: A quel prix? Nous sommes alors devant une efficacité insuffisante et une efficience totalement absente.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

     

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