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    International

    Brexit: Ça passe ou ça casse

    Par L'Economiste | Edition N°:5430 Le 14/01/2019 | Partager
    Incertitude totale sur le vote du 15 janvier au Parlement
    Le «no deal» tétanise les opérateurs économiques
    Le Brexit pourrait ne pas avoir lieu en cas de rejet de l’accord
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    Theresa May engage son avenir politique en soumettant aux parlementaires l'accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. (Ph. AFP)

    Demain, mardi 15 janvier, les députés britanniques voteront pour ou contre l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le texte, âprement négocié avec Bruxelles pendant dix-sept mois, était censé être voté le mardi 11 décembre dernier, mais la vive opposition qu’il suscite chez les députés de tous bords rend son approbation très improbable.

    Le Brexit pourrait ne pas avoir lieu si l'accord de divorce, négocié par Theresa May avec Bruxelles, est rejeté, par la Chambre des communes, a prévenu Jeremy Hunt, ministre britannique des Affaires étrangères. Parmi les principales pommes de discorde, figure l’application de la clause de sauvegarde («backstop») sur la frontière irlandaise. Cette clause vise à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

    Selon ses détracteurs, le possible maintien de l’Irlande du Nord dans l’union douanière ouvre la voie à un démantèlement du Royaume-Uni, si aucune autre solution n’est trouvée d’ici à la fin de la période de transition post-Brexit.

    En face, les «hard brexiters», tendance composée essentiellement de conservateurs ainsi que des dix députés nord-irlandais du Parti unioniste démocrate (DUP), dénoncent cette clause de sauvegarde et militent pour la négociation avec l’Union européenne (UE) d’un traité de libre-échange du type de celui qui lie l’UE au Canada. Un tel choix suppose d’obtenir des vingt-sept un report de la date limite de la procédure de Brexit, fixée au 29 mars 2019.

    En cas de vote négatif, plusieurs options se présentent. L’une d’elles est que le gouvernement suive la pression populaire et une partie des élites politiques qui est en faveur d’un second référendum, le «people's vote». Autre possibilité, la convocation des élections législatives anticipées, un scénario fortement soutenu par les travaillistes. Ou encore, la possibilité que Theresa May retourne vers l’Union européenne pour renégocier un nouvel accord du type de celui de la Norvège.

    En face, la Commission européenne a déjà fait savoir qu’il n’était pas question de renégocier l’accord de divorce. Paris et Berlin, les principaux interlocuteurs de la première ministre britannique, ont également rejeté toute réouverture des discussions.

    La ministre française chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau, juge qu’une sortie sans accord du Royaume-Uni le 29 mars 2019 est «de plus en plus probable» car aucun autre compromis que celui conclu par les négociateurs britanniques et européens n’était possible.

    M.Ko. avec Agences

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