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    International

    Le Brexit sur la table des députés britanniques

    Par L'Economiste | Edition N°:5428 Le 09/01/2019 | Partager
    Ils devront se prononcer sur le texte à la mi-janvier 2019
    Londres ne cherche pas à retarder la date de sa sortie de l’UE
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    Les députés britanniques voteront le 15 janvier 2019 sur l'accord du Brexit négocié entre Londres et l'Union européenne. Les débats sur ce texte doivent reprendre mercredi 9 janvier à la Chambre des communes. Mais son adoption demeure très compromise tant il est décrié à la fois par les «Brexiters» et par les europhiles.

    La Première ministre Theresa May a déclaré qu'elle continuait à travailler avec Bruxelles pour obtenir des assurances susceptibles de convaincre les députés, après s'être déjà entretenue avec des dirigeants européens pendant la période de Noël.

    Face au risque d'impasse et de sortie sans accord, Londres envisage de retarder la date de sa sortie de l'UE, selon le Telegraph. Des informations cependant démenties par le gouvernement. «Nous sommes très clairs: la politique du gouvernement est que l'article 50 du Traité de l'UE (qui régit le départ d'un Etat membre) ne peut pas être prolongé», a commenté le secrétaire d'Etat au Brexit, Martin Callanan, à son arrivée mardi à une réunion entre ministres européens à Bruxelles.

    «Nous quitterons l'UE le 29 mars de cette année parce que c'est ce que dit l'article 50, c'est ce pour quoi le Parlement a voté, et c'est désormais ce que dit la législation nationale britannique», a ajouté Callanan. Le ministre britannique chargé du Brexit, Steve Barclay, a également démenti que le gouvernement britannique comptait demander une prolongation.

    Les Européens semblent peu enclins à inclure la finance dans un vaste accord de libre-échange, comme le demande le ministre britannique des Finances, Philipp Hammond. Ils ont plutôt mis sur la table le régime des équivalences, critiquées par Londres pour être révocables à tout moment.

    Le Brexit va coûter entre 3.000 et 12.000 emplois financiers au Royaume-Uni, a expliqué une haute responsable de la City de Londres, qui presse le gouvernement d'éviter le scénario d'une sortie sans accord. Les dégâts du Brexit sont toutefois déjà visibles.

    La plupart des grandes banques présentes à Londres ont déjà annoncé des déplacements d'emplois vers le continent, au grand dam de la City. L'enjeu est de limiter toute perturbation après le Brexit. Dans une récente étude, le cabinet EY estime de son côté qu'environ 800 milliards de livres d'actifs ont été transférés du Royaume-Uni vers le reste de l'UE depuis le vote de juin 2016.

    F. Z. T. avec AFP

     

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