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    International

    UE/USA: Nouvelles discussions pour relancer le commerce

    Par L'Economiste | Edition N°:5428 Le 09/01/2019 | Partager
    La coopération réglementaire au menu
    Les futurs standards des nouvelles technologies, mécanismes de certification…
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    C’est pour relancer les négociations que la Commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström devait rencontrer son homologue américain Robert Lighthizer, le mardi 8 janvier 2019, à Washington.

    L'UE et les Etats-Unis s'efforcent depuis des mois de concrétiser le principe d'une entente commerciale annoncée fin juillet par le président américain Donald Trump et le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

    Cette annonce avait permis une trêve dans les tensions entre les deux parties, au moment où Trump menaçait de taxer lourdement l'industrie automobile européenne. Les deux dirigeants s'étaient notamment engagés à travailler sur un accord commercial sur les biens industriels. Mais ce point n'a pas encore avancé, les Etats-Unis étant pour l'instant concentrés sur les discussions pour mettre fin à la guerre commerciale avec la Chine.

    Avec l'UE, Washington préfère pour l'instant se concentrer sur un autre point de l'entente annoncée fin juillet: la coopération réglementaire entre les deux régions.

    Cette coopération pourrait être réalisée sur une base volontaire sur les futurs standards des nouvelles technologies comme les véhicules automatiques, l'impression 3D ou la cybersécurité. Il s'agirait aussi d’harmoniser certains mécanismes de certification, en particulier pour les appareils médicaux et le secteur pharmaceutique.

    Trump et Juncker s'étaient également engagés dans leur déclaration commune à «accroître les échanges» dans différents secteurs, en particulier le soja. Malmström présentera à Washington une augmentation de 112% des importations dans l'UE de soja américain entre juillet et décembre 2018 par rapport à la même période en 2017.

    La Commission se félicite de cette hausse, qu'elle veut inscrire dans le cadre de ses engagements, même si rien de spécifique n'a en réalité été mis en œuvre en faveur du soja américain et que cette progression n'est que le résultat du marché. Bruxelles a cependant lancé en décembre la procédure visant à autoriser l'utilisation de soja américain dans les biocarburants. Ce qui pourrait contribuer dans les prochains mois à une nouvelle hausse des importations.

    Sur un autre front, celui de l'acier, la Commission a rendu définitives certaines mesures provisoires dites «de sauvegarde» qu'elle avait mises en place pour protéger son industrie sidérurgique. En effet, depuis que Washington a instauré début juin des taxes douanières protectionnistes en faveur de son industrie, l'acier étranger qui ne trouve plus de débouchés aux Etats-Unis se replie sur d'autres marchés, en particulier l'Europe.

    La Commissaire européenne au Commerce devra participer, mercredi 9 janvier, à des discussions trilatérales avec le Japon et les Etats-Unis sur différentes questions commerciales dont les pratiques qui faussent les échanges internationaux.

                                                                         

    Des négociateurs américains à Pékin

    Négociateurs américains et chinois se sont retrouvés, mardi 8 janvier 2019 à Pékin, pour une deuxième journée de discussions visant à aplanir les différends commerciaux bilatéraux. Le net déséquilibre des échanges commerciaux, au bénéfice de la Chine, arrive très haut dans la liste des doléances américaines, qui comprennent aussi les difficultés d'accès aux marchés chinois pour les étrangers, des distorsions de concurrence et le non respect en Chine des droits de propriété intellectuelle, selon Washington.

    Si la tâche s'annonce rude, le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross s'est montré optimiste pour une partie du dossier. «Il y a de bonnes chances qu'on parvienne à un accord raisonnable qui nous convienne ainsi qu'à la Chine concernant les échanges», a-t-il déclaré.

    En revanche, il a souligné que «les réformes structurelles, réclamées à Pékin par Washington, seraient beaucoup plus ardues, notamment sur le respect de la propriété intellectuelle ou les questions d'accès au marché chinois». Ce deuxième jour de négociations intervient alors que le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est arrivé à Pékin, pour une visite surprise, durant laquelle il devait s'entretenir avec le président Xi Jinjing.

    Pour des analystes, cette visite constitue une tentative de la part de Pékin de faire pression sur le président Trump sur les nombreuses questions commerciales.

    F. Z. T. avec AFP

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