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    Exclusif: Ultimes tests pour le pont à haubans de Casablanca

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5426 Le 07/01/2019 | Partager
    Les derniers essais de fiabilité supervisés par le LPEE
    14 poids lourds totalisant près de 400 tonnes environ l’ont emprunté
    L’ouvrage sera inauguré vers mi-janvier
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    D’une longueur de 224 mètres, soit le quart du pont de Bouregreg (800 m), le pont à haubans de Sidi Maârouf devra résorber une partie de la circulation induite par un trafic exceptionnel de 100.000 véhicules/jour

    Etape ultime pour l’échangeur de Sidi Maârouf. Après 4 années de travaux, le pont à haubans de Casablanca vient de subir une série de tests techniques, obligatoires avant sa mise en service. Les ingénieurs du LPEE ont effectué vendredi 4 janvier les mesures réglementaires.

    Une opération délicate qui a été menée en présence du gouverneur, des représentants du ministère de l’Equipement (donneur d’ordre) et surtout du top management de l’entreprise Seprob, qui a mené ce chantier gigantesque de bout en bout depuis 2014.

    «Nous allons effectuer 5 cas de chargement afin de tester la fiabilité de l’ouvrage sous différentes configurations de chargement et confronter le comportement réel avec le comportement attendu par les études», explique Younes Laraqui, PDG de Seprob. Le patron a veillé en personne à la bonne marche de cette étape décisive.

    Les essais de chargement statiques consistent à placer des camions dans des endroits spécifiques de l’ouvrage. «Ces emplacements ont été choisis par le concepteur et validés par le maître d’ouvrage», précise le management de Seprob. Sur le pont, qui s’érige à l’entrée sud de Casablanca, des camions chargés ont défilé durant la journée du vendredi 4 janvier. Au total, quatorze poids lourds de 28 tonnes chacun (soit une charge globale de près de 400 tonnes) se sont relayés pour tester la solidité de cet ouvrage d’art, le 2e plus gros après le pont Moulay El Hassan à Rabat (sur le Bouregreg).

    Pour rappel, Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement, avait déclaré l’été dernier que le pont sera livré fin 2018. Aujourd’hui, les travaux sont finalisés et il ne reste plus qu’à mettre un terme au calvaire de la circulation sur cet axe. D’autant plus que l’ouverture du pont soulagera les artères en dessous et facilitera l’achèvement des travaux sur les voiries et les giratoires autour de la ligne du tramway.

    Cependant, rien ne filtre encore sur la date d’inauguration officielle de l’ouvrage. Mais selon des sources bien informées, son ouverture serait imminente (probablement aux alentours de la mi-janvier). Ce carrefour, où transitent 100.000 véhicules/jour environ, est devenu l’un des points noirs de la circulation. Son ouverture soulagera à coup sûr le trafic.

    pont-a-haubans-026.jpg

    «Travailler en maintenant le flux de la circulation des véhicules et du tramway était l’un des plus gros défis de ce chantier», commente Younes Laraqui. Parmi les autres difficultés de ce projet d’envergure, figurent le montage de la charpente, la construction du pylône mixte (acier et béton) et la mise en place des haubans en inox. «Nous avons opté pour des gaines de protection des haubans en inox et non en plastique, ce qui en fait le 3e pont au monde qui opte pour cette technique après 2 autres ponts aux Etats-Unis et en Belgique», explique pour sa part Mohamed El Bada, directeur du projet.

    Le choix du pont à haubans sur ce site n’est pas anodin. Il s’explique par la réduction du besoin pour plusieurs piliers au sol. «Ce qui permet de dégager de l’espace pour 2 giratoires qui organiseront la circulation en dessous du pont», explique l’ingénieur en chef. Autre avantage, esthétique cette fois-ci: visuellement, l’aspect penché donnera un effet de portique ou d’arche à l’entrée de la ville, en venant de Marrakech ou de l’aéroport.

    Ce pont à haubans est unique à plus d’un titre. D’abord, au vu de la conception mixte (acier/béton) de son tablier et de son pylône, l’inclinaison prononcée du pylône, l’emploi d’une gaine-enveloppe en inox protégeant les torons composant les haubans et d’un parement matricé pour les élévations des culées et piles.

    Outre ces singularités, les autres caractéristiques techniques dimensionnelles de ce pont sont tout aussi appréciables. Ainsi, la longueur du tablier est de 224 m et la hauteur du pylône frôle les 75 m de hauteur.

    Repères

    • Fin 2014: Adjudication du marché
    • Août 2015: Démarrage des travaux de déviation de réseaux
    • Début 2016: Lancement des fondations
    • Mai 2017: Travaux sur le tablier (la partie reliant les deux bouts d’un pont)
    • Fin 2017: Lancement de la construction du pylône central
    • Mai 2018: Démarrage de l’installation des haubans

                                                                              

    Fiche technique

    • Longueur: 224 m, soit le quart du pont de Bouregreg (800 m)
    • Un pylône central de 75 m avec 27 haubans
    11.500 m3 de béton
    1.650 tonnes d’acier
    Phase 1: construction du viaduc à haubans avec élévation du pylône central et l’aménagement de deux  giratoires circulaires sur la RN 11 et des bretelles directes reliant le pont.
    Phase 2: aménagement de 2 trémies pour les flux directs Sidi Maârouf
    • Investissement global:  688 millions de DH
    - 442 millions pour le pont
    - 146 millions pour les trémies et giratoires
    80 millions pour les expropriations
    • Financement: commune: 380 millions de DH - DGCL: 185 millions de DH - ministère de l’Equipement: 103 millions de DH.

    Aziza EL AFFAS

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