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    International

    Le marché automobile décélère en France

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5425 Le 04/01/2019 | Partager
    Les ventes de VP neufs chutent de 14,5% en décembre
    La proportion du diesel en net recul en 2018 (-40%)
    Gilets jaunes, pouvoir d’achat, conjoncture... Les raisons d’un attentisme

    Gilets jaunes, conjoncture difficile, baisse du pouvoir d’achat, attentisme, baisse du malus annoncée en 2019, moins de préférence pour les véhicules à motorisation gazole... Ce sont là autant d’éléments qui expliquent la baisse du régime des ventes de voitures neuves dans l’Hexagone, avec un dernier quadrimestre assez chaotique.

    Le marché français des voitures neuves (VP) a enregistré 2,17 millions d’immatriculations en 2018. Malgré ce score, la croissance s’est nettement ralentie lors des deux derniers mois de l’année avec des contre-performances commerciales de -4,7% en novembre et -14,5% en décembre.

    L’entrée en vigueur de l’homologation WLTP a entraîné un nombre plus ou moins important selon les marques d’immatriculations anticipées de véhicules homologués NEDC (avec un mois de juillet à +18,9% et août à +40%). Par WLTP, l’on entend un système de mesure de la consommation et des émissions de CO2.

    Autrement dit,  ce nouveau mode de calcul est une source d’information qui déterminera la fiscalité du véhicule en fonction de sa consommation et de ses émissions de CO2 et autres particules fines polluantes. De surcroît, les véhicules diesel seront interdits de circuler à Paris à partir de 2025. Cette décision s’est traduite par un attentisme auprès des acquéreurs potentiels, voire une préférence pour les motorisations essence et hybride.

    D’ailleurs, la proportion de véhicules diesel était en net recul en 2018, représentant moins de 40% du parc automobile français contre 47,3% des immatriculations en 2017. Par ailleurs, les ventes de voitures électriques ou hybrides ont augmenté de 6% en 2018.

    Renault a enregistré 406.207 immatriculations. Du coup, le groupe cède la première place du podium à son challenger Peugeot (près de 18% de part de marché). A l’origine de ce rebondissement, la bonne performance commerciale des SUV de la marque au lion (3008 et 5008) qui détrônent le Kadjar et le Koleos de la marque au losange. 

    En 2018, Peugeot a réalisé de bons scores avec des volumes en hausse (+14,1%)  de son best-seller, la 3008 (qui arrive juste après la 208). La 3008 absorbe 3,9% de l’ensemble des immatriculations du marché français. Mieux, elle représente 22% des ventes de Peugeot.

    A lui seul, le binôme des SUV 3008/5008 pèse pour 30% des volumes de la marque au lion. Les performances de PSA s’expliquent aussi par les bons résultats de DS, conjugués à la nouvelle dynamique de Citroën ou encore l’intégration de la marque Opel.

    Autre particularité du marché français en 2018, un engouement sans précédent pour le low cost ou smart buy. En effet, Dacia affiche de très bons scores avec 140.345 immatriculations. Curieusement, Dacia devance Volkswagen sur le segment des véhicules particuliers. A l’origine de cette performance, le lancement du nouveau Duster qui reste très prisé dans l’Hexagone. Sandero a aussi la cote (+14% avec 70.080 immatriculations).

    Avec 140.345 immatriculations, Dacia réalise une nouvelle année record avec une pénétration de pratiquement 6,5% et 22.471 unités de plus. Depuis longtemps, Dacia devance la marque Volkswagen sur le segment des particuliers, et l’écart s’est nettement creusé en 2018 (avec 116.706 immatriculations pour Dacia, contre 68.931 pour VW).

    C’est également le cas en 2018 sur l’ensemble du marché pour 35 unités de mieux (140.310 immatriculations pour VW). Dacia profite du lancement du nouveau Duster (51 388 immatriculations, +38,7%) alors que la Sandero progresse également +14% (70.080 immatriculations).

    Porsche, Jaguar, Land Rover: Fin d’année difficile pour le Premium!

     

    Côté Premium, la fin d’année aura été plus difficile, avec de fortes chutes des immatriculations sur les quatre derniers mois de l’année. C’est le cas notamment de  Porsche qui a connu 4 mois de recul des volumes de presque 70% chaque mois (-69% en septembre, -71% en octobre, -80% en novembre, -72% en décembre). La marque boucle l’année avec une baisse de 16,3% (0,21% de part de marché). Pour Jaguar, elle a réalisé une hausse de 29% sur l’année mais avec de fortes contre-performances en novembre (-26%) et décembre (-42%). Pour sa part, Land Rover a connu une forte baisse (-25%, soit 6.804 unités écoulées) avec des baisses consécutives de 34% en septembre et 61% en octobre.

    Amin RBOUB

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