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    Régions

    L’Oriental scrute les opportunités d’affaires en Afrique

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5424 Le 03/01/2019 | Partager
    La CGEM appelle à un changement de paradigme sur les partenariats Sud-Sud
    Miser sur les nouvelles industries et un capital humain qualifié

    Investir en Afrique est pour la CGEM Oriental une opportunité pour assoir de réels partenariats Sud-Sud, et instaurer de nouveaux modes de développement. Le sujet a été débattu lors d’une  rencontre organisée dernièrement par la CGEM Oriental, en présence d’opérateurs économiques marocains et maliens.

    Parmi eux, Moussa Mara, ancien Premier ministre, expert-comptable, homme d’affaires et actuel député-maire de la capitale malienne Bamako. Les entreprises de la région ont pu s’inspirer de son expérience entrepreneuriale. Sept autres intervenants ont exposé leurs approches en matière de coopération entre les pays africains, de partenariats public-privé, de co-développement durable, du rôle de la Chambre de commerce et d’industrie, du financement des PME et de la formation.

    Pour Noureddine Bachiri, président de la CGEM Oriental, l'Afrique doit changer de paradigme, si elle souhaite atteindre une vraie croissance durable et inclusive. «La nécessité d'améliorer la vie des Africains, de conduire l'Afrique à la compétitivité internationale, devrait alimenter toutes les discussions et motiver nos ambitions», a-t-il insisté.

    De fait, les Etats, les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent unir leurs forces et agir en faveur du changement, en s'appuyant sur les facteurs clés de la croissance. A savoir les nouvelles industries, la bonne gouvernance, le capital humain qualifié, un environnement des affaires adéquat, mais aussi une approche régionale dynamique, et prospective. De même, l'Afrique peut tirer profit de ses terres arables et des grandes réserves de ressources naturelles dont elle dispose, de son marché en croissance de 1,2 milliard de consommateurs, et de sa population jeune et dynamique.

    «Les politiques de développement sectorielles se limitent, cependant, aux ressources naturelles non transformées, avec un rythme d'industrialisation lent, articulé essentiellement sur l'agriculture», regrette le président de la CGEM Oriental. Or, la communauté des affaires en Afrique, a besoin d'un réel partenariat public-privé, avec des gouvernements et responsables territoriaux qui agissent en tant que facilitateurs et régulateurs.

    «À l’heure où les autres régions du monde s’organisent en espaces intégrés, les régions africaines sont aussi appelées à s’y atteler», a expliqué Mohammed Mrabet, homme d’affaires local et vice-président du Conseil régional de l’Oriental. Et d’enchaîner, «même si le continent est vaste, les populations diverses, les trajectoires de chaque pays différentes, les décideurs d’Afrique sont obligés de croire en leur devenir commun et de mettre de côté leurs dissensions».

    De son côté Moussa Mara a détaillé les enjeux et les perspectives d’investissement sur le continent, et a félicité la CGEM Oriental pour l’accompagnement offert aux investissements portés par des opérateurs africains. Cette expérience ne serait possible sans une réelle participation de l’écosystème institutionnel, opérationnel, étatique et privé. La meilleure illustration d’une coopération réussie est tributaire de la réussite des partenariats d’affaires.

    «C’est le business qui assure la continuité des relations entre les régions africaines. Et il est temps de présenter les opportunités de business, de manière détaillée, aux hommes d’affaires des deux pays», a souligné Mara. Et d’ajouter que tous les chantiers en rapport avec le développement urbain, l’énergie, les infrastructures, la santé et l’enseignement peuvent faire l’objet de partenariats gagnant-gagnant.

    Un tandem Maroc-Mali?

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    «La  réussite du co-développement entre les pays africains est tributaire d’une meilleure organisation et sécurisation des axes de coopération», explique le professeur Ahmed Azirar, fondateur de l’Association marocaine des économistes d’entreprises. Le modèle gagnant est celui qui s’articule autour de chaînes de valeur, avec l’engagement dans une logique de métiers mondiaux, faisant valoir les avantages compétitifs de chaque pays. Le Maroc et le Mali peuvent devenir des cas d’école, s’ils arrivent à unifier leurs efforts pour profiter ensemble des opportunités d’affaires. Pour le cas de l’Oriental et des régions maliennes, plusieurs pistes sont exploitables pour les chaînons du textile, avec le cuir marocain et le coton malien. Idem pour l’industrie de l’habillement que l’Oriental est en phase de renforcer en s’orientant vers l’amont de cette chaîne de valeur. L’agroalimentaire est aussi un secteur de partenariat profitable pour les deux parties, selon Azirar. 

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

     

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