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    Analyse

    La moitié des Marocains se considèrent comme pauvres

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5424 Le 03/01/2019 | Partager
    Cette perception n’a pas été impactée par l’amélioration du niveau de vie réel
    Le taux de pauvreté absolue et de la vulnérabilité en baisse entre 2012 et 2017
    Des déficits persistent en matière d’accès à l’enseignement et aux soins
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    Pour l’ONDH, le renforcement du stock de capital humain passe par le maintien des générations scolarisées jusqu’aux niveaux du secondaire et du supérieur. Si le phénomène d’abandon scolaire paraît être maîtrisé au niveau de l’enseignement de base, il constitue un véritable défi au-delà de cette période. «Ce qui continue de freiner le renforcement du stock du capital humain», est-il indiqué. En ce qui concerne l’accès à la couverture médicale de base, le Maroc «reste loin d’atteindre le principe de l’universalité». Le taux de couverture a atteint 53,8% en 2017 contre 23,4% en 2012.

    En dépit de la persistance d’une série de déficits sociaux, le niveau de vie des Marocains, en termes réels, a augmenté en moyenne de 2,2% par an entre 2012 et 2017. Cette amélioration a été plus forte dans le monde rural (3,5%), par rapport au milieu urbain (1,2%).

    C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’Observatoire national du développement humain (ONDH). Néanmoins, cette situation n’a pas permis de résorber les déficits qui restent très importants. Par exemple, «le niveau de vie des urbains est environ 2 fois plus élevé que celui des ruraux».

    Cette amélioration des niveaux de vie a sensiblement réduit la pauvreté monétaire et la vulnérabilité, peut-on lire dans ce document. Le taux de la pauvreté absolue est en baisse. Il est passé de 7,1% en 2012 à 1,4% en 2017, au niveau national. Celui de la vulnérabilité a également régressé  de 15,7% en 2012 à 9% en 2017.

    Pour ce qui est de la pauvreté relative, son niveau est aussi en baisse, passant de 21,4% en 2012 à 19,7% en 2017. Cette évolution n’a pas eu d’impact en termes de perception de la pauvreté. La moitié des ménages marocains (50,1%) se considèrent subjectivement pauvres. Ce niveau est plus important que celui enregistré en 2012 (46,6%).

    Pourtant, les données du rapport de l’ONDH montrent une amélioration dans les différents indicateurs sociaux. C’est le cas notamment pour l’accès aux services de base. Par exemple, l’enquête menée par cet organisme a permis de mettre l’accent sur «la quasi-généralisation de l’électricité en milieu rural, avec 97,1% en 2017».

    Idem pour l’accès au réseau d’eau potable, avec 77,1% en 2017 au niveau national. Dans le monde rural, «l’environnement des ménages s’améliore avec les fosses septiques, puits ou latrines, qui constituent le mode d’évacuation le plus répandu, soit 83% en 2017».

    Actuellement, seuls 12,1% des ruraux ont accès au réseau d’égouts. Les indicateurs ayant fait l’objet d’évaluation dans le cadre de cette enquête sont décisifs pour la réussite de l’implémentation de certains chantiers stratégiques. En matière de renforcement de la scolarisation et de la prise en charge médicale des citoyens, les données montrent que beaucoup d’efforts doivent encore être menés.

    Par exemple, la proportion des ménages ayant accès à un établissement primaire n’a que faiblement évolué entre 2012 et 2017, passant de 75,1% à 76,1%. Idem pour la part des ménages ayant accès à un centre de santé, à moins de 5 km, qui est estimée à 56%. Ce qui influence directement l’évolution du stock du capital humain.

    La moyenne d’années d’études a été de 4,8 ans en 2017. Les disparités persistent entre hommes et femmes, avec respectivement 5,8 ans de scolarité contre 3,8 ans. Ces inégalités se manifestent également au niveau territorial.

    Dans les campagnes, cette moyenne ne dépasse pas 2,2 ans contre 6,1 ans en milieu urbain. Globalement, l’ONDH considère que la scolarisation des personnes âgées de 6 à 22 ans s’améliore à tous les cycles. Mais elle reste freinée par le retard et le décrochage scolaire. Ces maux affectent essentiellement les couches pauvres et vulnérables, les filles et les ruraux, surtout lors du passage aux cycles du collège et du lycée.

    Stock du capital humain

    Pour l’ONDH, le renforcement du stock de capital humain passe par le maintien des générations scolarisées jusqu’aux niveaux du secondaire et du supérieur. Si le phénomène d’abandon scolaire paraît être maîtrisé au niveau de l’enseignement de base, il constitue un véritable défi au-delà de cette période. «Ce qui continue de freiner le renforcement du stock du capital humain», est-il indiqué. En ce qui concerne l’accès à la couverture médicale de base, le Maroc «reste loin d’atteindre le principe de l’universalité». Le taux de couverture a atteint 53,8% en 2017 contre 23,4% en 2012.

    M.A.M.

     

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