Economie

Relèvement du plafond des microcrédits: Feu vert des députés

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5423 Le 02/01/2019 | Partager
Le projet de loi adopté en séance plénière
Le montant des crédits, qui sera fixé par décret, ne devra pas dépasser 150.000 DH
95% des clients remboursent leurs dettes aux associations de microcrédit
plafond-des-microcredits-023.jpg

Les professionnels du microcrédit misent sur le relèvement du plafond des prêts pour toucher de nouveaux clients, non servis par le secteur bancaire classique. Il s’agit essentiellement de micro-entreprises, dont les besoins en financement dépassent le plafond actuel fixé à 50.000 DH (Ph. Bziouat)

La réforme de la loi sur le microcrédit franchit une nouvelle étape. Le texte a été adopté à l’unanimité par les députés, lors d’une séance plénière, tenue mercredi dernier à la Chambre des représentants. Il sera bientôt transféré à la Chambre des conseillers. L’un des principaux apports de cette refonte concerne le relèvement du plafond des montants accordés par les associations de microcrédit. Actuellement, il est fixé à 50.000 DH.

Le nouveau projet de loi permet d’accorder des prêts d’une valeur qui ne peut dépasser 150.000 DH. Les montants et les modalités d’octroi seront fixés par décret. Cette hausse permettra aux associations de microcrédit de démarcher une nouvelle clientèle, composée essentiellement de micro-entreprises.

Une grande partie d’entre elles n’est pas servie par le circuit bancaire classique. Une étude réalisée par le ministère des Finances a montré que «31% des petites entreprises, soit 21.600 unités, ont affiché leur volonté d’obtenir des prêts dont le montant dépasse 50.000 DH».

L’engouement pour le microcrédit est lié à la proximité et à l’absence des exigences strictes du système bancaire. Lors de l’examen de ce projet de loi en commission, des députés ont appelé à renforcer la supervision de cette activité. Le ministre des Finances a assuré que le contrôle est assuré par Bank Al-Maghrib, en vertu de la nouvelle loi bancaire. Il a tenu à rassurer sur le niveau des remboursements.

«95% des bénéficiaires de microcrédits remboursent leurs dettes. Les impayés varient entre 3 à 5%», a souligné le ministre des Finances. Celui-ci a fait savoir que le gouvernement est en train d’élaborer un projet de loi comportant les différentes incitations dont pourraient bénéficier les PME, en plus de la publication d’un guide pratique, expliquant les différentes procédures relatives aux marchés publics, à la fiscalité…

Les opérateurs de la microfinance au Maroc misent sur cette évolution du cadre réglementaire pour booster leur activité. L’objectif est d’améliorer le taux de couverture et d’exploiter les marges de croissance. Au Maroc, le secteur touche seulement 2,5% de la population, contre 5% au Mexique et 15% au Pérou par exemple.

M.A.M.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc