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    Roumanie: Les défis de la présidence du Conseil de l’UE

    Par L'Economiste | Edition N°:5422 Le 28/12/2018 | Partager
    Brexit, budget, élections européennes…
    Le mandat sera assuré par rotation tous les six mois
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    Le 1er janvier 2019, la Roumanie assurera pour la première fois la présidence tournante du Conseil de l’UE. Son programme, issu de la concertation entre les trois Etats du prochain trio de présidences, à savoir la Roumanie, la Finlande et la Croatie, mettra en avant plusieurs thématiques: une Europe convergente (soit les thèmes abordant la croissance, la cohésion, la compétitivité et la connectivité), un continent plus sûr et acteur mondial plus fort et enfin basée sur des valeurs communes (https://ec.europa.eu).

    La présidence roumaine ne s’annonce pas de tout repos. Car outre le Brexit et la finalisation des négociations sur le cadre financier pluriannuel, le sommet des chefs d’Etat ou de gouvernement du 9 mai 2019 à Sibiu et les élections européennes de fin mai sont des rendez-vous importants pour l’avenir de l’Europe. Pour répondre aux rumeurs, le président roumain Klaus Iohannis a assuré que «son pays était prêt à assumer la présidence tournante de l’Union européenne».

    Celle-ci intervient dans un contexte intérieur tendu en raison de réformes en cours. C’est la décision du parti social-démocrate (PSD) d’imposer une vaste refonte du système judiciaire qui a exacerbé les tensions avec Bruxelles. Laquelle a demandé l’abandon des réformes judiciaires, estimant qu’elles «sapent la lutte contre la corruption».

    «Manque de concertation, atteinte à l’indépendance des magistrats, risques pour l’Etat de droit…», plusieurs institutions européennes, de la Commission européenne aux eurodéputés, ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude au regard des développements en Roumanie.

    Dans ce pays au faible niveau de vie, le PSD s’affiche en champion du pouvoir d’achat: le salaire minimum, le traitement des fonctionnaires, les retraites et plusieurs prestations sociales ont été augmentés. Pour équilibrer le budget, de nouvelles taxes ont été créées frappant notamment les banques et les compagnies énergétiques et suscitant le mécontentement des milieux d’affaires.

    La Roumanie affiche un des taux de croissance les plus soutenus de l’UE, à 4,1% sur un an au troisième trimestre 2018, après 6,9% en 2017. Si le pays est l’un des trois Etats les plus pauvres de l’UE, les écarts sont criants. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la région de Bucarest représente environ 140% de la moyenne de l’UE mais il atteint à peine 40% dans les régions les plus démunies du nord-est et du sud-ouest.

    Les fonds européens ont généré d’importants progrès. Ainsi 40% des foyers en milieu rural sont connectés aux réseaux d’eau courante, contre 1% à peine lors de la chute du régime communiste fin 1989. Mais poussés par les aléas de la transition, environ quatre millions de Roumains ont quitté le pays ces trente dernières années.

    F. Z. T. avec AFP

     

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