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    Culture

    Belkahia, celui qui a révolutionné l’art au Maroc

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5422 Le 28/12/2018 | Partager
    Il a dirigé l’École des beaux-arts de Casablanca de 1962 à 1974
    Pour la transformer en un incubateur d’idées
    Une fructueuse période exposée jusqu’au 31 mars 2019 à la fondation
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    L’exposition est l’occasion de voir, pour la première fois, les œuvres de Farid Belkahia réalisées sur le cuivre, comme pour cet «Escargot». Un matériau fortement utilisé dans les arts traditionnels qu’il adopte après avoir abandonné, en 1962, la pratique de la peinture de chevalet. Gravé ou exécuté en bas-relief, ce travail sur ce nouveau support l’amène tout droit vers une création contemporaine (Source: Fondation FB)

    La quête de Farid Belkahia d’une modernité artistique au Maroc n’a jamais cessé. L’artiste cherchant à s’éloigner des méthodes classiques de la peinture. Alors quand il prend la direction de l’École des beaux-arts de Casablanca de 1962 à 1974, le lieu se transforme en un incubateur d’idées.

    Aux côtés des artistes Mohamed Melehi et Mohamed Chabaa, de l’historienne d’art Toni Marini et de l’anthropologue Bert Flint, ils vont ensemble initier une pédagogie novatrice faite d’expérimentation, de recherche et de publication. Résultat: une création artistique moderne émerge, ancrée dans la culture locale et émancipée des pratiques artistiques académiques.

    «Pour comprendre l’œuvre de Farid, il faut se rappeler ce que signifiaient pour lui cette période de bouillonnement et de renouveau artistique et les débats animés entre artistes sur ce qui pouvait être un art à la fois national et international, marocain et universel» confiait alors Toni Marini.

    Jusqu’au 31 mars 2019, la Fondation Farid Belkahia à Marrakech consacre ses murs à cette période cruciale dans le parcours de l’artiste. Cette exposition est d’abord l’occasion de voir, pour la première fois, ses œuvres réalisées sur le cuivre, un matériau fortement utilisé dans les arts traditionnels qu’il adopte après avoir abandonné, en 1962, la pratique de la peinture de chevalet. Gravé ou exécuté en bas-relief, ce travail sur ce nouveau support l’amène tout droit vers une création contemporaine.

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    Le casablancais Abdellah El Hariri a suivi les cours de l’Ecole des Beaux-arts de Casablanca de 1966 à 1969. En 1973, il peint cette toile «sans titre», l’année même de sa première exposition personnelle dans sa ville natale (Source: Fondation FB)

    Pendant les années 1960 et 1970, les amis et complices de Belkahia ont été eux aussi inspirés. Leurs oeuvres font aujourd’hui partie intégrante de l’exposition à Marrakech. Les visiteurs tombent çà et là sur le travail de Mohamed Melehi, qui enseigne la peinture, la sculpture et la photographie aux Beaux-Arts de Casablanca, de 1964 à 1969.

    Co-créateur de la revue «Souffles», il réalise une sculpture monumentale pour les Jeux Olympiques de Mexico en 1968, avant d’organiser, un an plus tard, avec ses collègues professeurs, la fameuse exposition manifeste de la Place Jamaa El Fna à Marrakech. Une exposition qui marquera définitivement l’histoire de l’art au Maroc.

    Mohamed Chabaa, Mohamed Hamidi, Romain Atala, Mustapha Hafid et André Elbaz font également partie de la programmation, tout comme leurs disciples, Malika Agueznay, Abdallah El Hariri, Abdelkrim Ghattas, Abderrahman Rahoule et Houssein Miloudi.

    Un événement qui nous plonge tout entier dans cette période de l’histoire avec documents d’archives, iconographie et publications de l’époque.

    J.A.

     

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