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    La formation professionnelle, une voie de sortie pour l'Afrique

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5420 Le 26/12/2018 | Partager
    Une solution idoine pour améliorer l’employabilité des jeunes
    Et faire profiter le continent de son dividende démographique
    Création d’un comité africain dédié, gouvernance..., les recommandations du forum de Dakhla
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    Pour Saaid Amzazi, ministre de l’Education nationale, la formation professionnelle incarne le levier d’employabilité par excellence puisqu’elle se focalise sur l'acquisition de compétences directement en lien avec les réalités économiques (Ph L'Economiste)

    La formation professionnelle (FP) devrait être le chantier prioritaire des pays africains. Cela leur permettrait de résorber le chômage, source de danger pour l’avenir et la stabilité de la quasi totalité du continent.

    Le constat était unanime au premier Forum africain sur la FP organisé dernièrement à Dakhla et dont Saâdeddine El Othmani, chef du gouvernement, a fait l'ouverture. Il a insisté sur la forte croissance démographique que connaît l’Afrique dont la population dépassera les 2 milliards de personnes à l’horizon 2050 avec une part importante de jeunes.

    «Sans mesures anticipatives et innovantes permettant une formation de qualité, nous nous retrouverons dans une situation critique marquée par un chômage de grande ampleur. L’Afrique est un continent jeune avec une moyenne d’âge de 20 ans, alors qu’elle dépasse les 40 ans dans les pays d’Europe», a souligné pour sa part Saaid Amzazi, ministre de l’Education nationale.

    Conséquence: en 2050, un travailleur sur cinq sera africain, rappelle le ministre de l’Education pour qui les jeunes africains sont actuellement 3 fois plus exposés au chômage que ceux des autres continents. Comment peut-on exploiter le dividende démographique de l’Afrique au profit de son développement? 

    «Il faut pouvoir garantir à notre jeunesse des conditions d'employabilité à travers notamment une formation professionnelle de qualité», propose Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine. Pour lui, la FP ne devrait pas être considérée comme une voie de rattrapage ou de seconde chance, mais plutôt comme un parcours d’excellence en adéquation avec l’efficacité économique.

    Pour ce faire, et en vue de s’adapter avec les métiers d’avenir, il propose de développer l’apprentissage et la formation en alternance sans oublier le renforcement des compétences comportementales. Le forum de Dakhla offre l'occasion d'explorer de nouvelles pistes pour un changement de paradigme dans les modalités de gestion, de planification et de gouvernance du système de la formation professionnelle dans les pays africains.

    Le thème de cette édition portait d'ailleurs sur la gouvernance des systèmes de FP au service de l’employabilité et de la compétitivité en Afrique. Un thème appréhendé par les participants dans le cadre de cinq ateliers qui ont permis de sortir avec une série de recommandations.

    Pour le volet gouvernance, on propose d’adopter une approche de gestion axée sur les résultats pour le partenariat public-privé, et ce dans une perspective d’optimisation des ressources, de redevabilité et reddition de comptes. On recommande également de procéder à une évaluation des performances des différents modèles de partenariat public-privé dans le domaine de la FP expérimentés dans les différents pays du continent africain.

    Ce qui va permettre d'en tirer des leçons et de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue permettant à chaque pays de parvenir au modèle adapté à son contexte socio-économique. Au menu également, la création d’un comité africain sur les systèmes de formation professionnelle comme espace de réflexion et d’échange.

    Pour l’épineuse problématique adéquation formation-emploi, une série de recommandations ont été formulées. Ainsi, on insiste sur l’implication  des acteurs non institutionnels dans l’analyse et la résolution de cette problématique. Il faut aussi accompagner les jeunes entrepreneurs en les formant dans la création et la gestion de leur entreprise avec facilitation d’accès au financement.

    Sur le plan formation, on recommande d’encourager le mode d’alternance pour garantir l’implication des entreprises et des employeurs. Sans oublier la mise en place des systèmes d’orientation précoce pour aider les jeunes dans le choix de leur parcours et améliorer l’attractivité et l’image de la FP.

    Alliance africaine

    Le forum de Dakhla était également l'occasion de renforcer les liens de coopération entre le Maroc et les autres pays du continent notamment à travers l’opérationnalisation de l’Alliance africaine de développement de la FP. Cet organisme créé, il y a presque un an à Meknès, avec 15 pays membres a tenu une de ses premières réunions au cours de cette manifestation. En substance, il s'agissait de dresser le bilan, d'élaborer une feuille de route pour l’année 2019-2020, ainsi que d'examiner et valider les demandes d’adhésion de nouveaux membres.

    Noureddine EL AISSI

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