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    Digitalisation Comment combler le fossé générationnel

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5420 Le 26/12/2018 | Partager
    87% des dirigeants redoutent que leur entreprise peine à assurer l’égalité des chances
    Les «natifs numériques» nourrissent des inquiétudes pour leur futur emploi

    Une nouvelle génération d’autochtones du numérique arrive sur le marché du travail. Ils ont des points de vue sur la technologie qui pourraient remodeler le rapport au travail. Il s’agit de la génération Z, notamment les personnes nées après 1996. Les plus âgés parmi eux ont 22 ans. Dans les statistiques du Haut-Commissariat au Plan (HCP), ils figurent dans la tranche d’âge comprise entre 18 et 24 ans.

    Les moins de 24 ans représentent 43% de la population marocaine estimée à 35,5 millions d’habitants en 2019. A l’échelle mondiale, la génération Z représentera 32% de la population estimée à 7,7 milliards d’habitants en janvier 2019. Elle aspire à plus de contacts humains et perçoit la technologie non seulement comme un outil favorisant le progrès humain, mais aussi un moyen d’égalité des chances pour l’accès à l’information.

    Alors que la plupart ont confiance en leurs compétences numériques (73% d’entre eux jugent leurs compétences digitales bonnes, voire excellentes), ils craignent de ne pas avoir les compétences professionnelles attendues par manque d’expérience. L’enquête révèle que la quasi-totalité des nouveaux diplômés (94%) nourrissent de fortes inquiétudes pour leur futur emploi.

    Selon l’étude commanditée par Dell Technologies, les «natifs numériques» ont une bonne compréhension de la technologie et de son potentiel de transformation des modes de travail, voire de vie. Avec leur mentalité, ils propulseront les entreprises encore plus loin dans l’ère du numérique, et creuseront potentiellement un fossé entre les trois générations déjà présentes sur le marché de l’emploi.

    De quoi susciter des craintes chez les collaborateurs seniors. Ces derniers redoutent de se voir supplanter et qu’une majorité des postes de direction à l’avenir soient occupés par les natifs numériques. Selon une précédente étude de Dell Technologies, 87% des dirigeants redoutent que leur entreprise peine à assurer l’égalité des chances entre générations.

    Dans ce contexte de cohabitation intergénérationnelle, les organisations doivent s’organiser de manière à aider leurs collaborateurs à trouver un terrain d’entente à mesure qu’elles s’efforcent d’instaurer une culture donnant la priorité au numérique. Des équipes transversales, aux compétences complémentaires, pourront favoriser l’échange de connaissances et une nouvelle approche de la résolution des problèmes.

    Les stages, programmes de rotation et autres opportunités de formation en début de carrière, peuvent aider les collaborateurs juniors à acquérir de l’expérience et à développer d’autres compétences ou «soft skills» en entreprise. En outre, des programmes de mentorat inversé permettront d’étendre les compétences numériques au sein des organisations, sous l’impulsion de collaborateurs issus de la génération Z.

    Des collaborateurs intégrés et mieux formés étant plus à même d’aider leur organisation à se transformer et à réussir leur avenir numérique. Au niveau mondial, 77% des moins de 22 ans sont disposés à servir de mentors pour des collègues seniors susceptibles d’être moins expérimentés sur le plan technologique.

    En effet, les jeunes professionnels d’aujourd’hui ont grandi dans un cadre éducatif plutôt collaboratif et s’attendent au même environnement au travail. En définitive, ce sont les organisations qui apporteront leur support à l’ensemble de leurs collaborateurs qui prospéreront à l’ère des partenariats homme-machine.

    Un échantillon de 12.086 jeunes

    Commanditée par Dell Technologies, l’étude a été réalisée par Dimensional Research auprès de 12.086 élèves de l’enseignement secondaire ou supérieur âgés entre 16 et 23 ans et issus de 17 pays (États-Unis, Canada, Brésil, Royaume-Uni, Allemagne, France, Turquie, Australie, Nouvelle-Zélande, Chine, Japon, Indonésie, Singapour, Malaisie, Thaïlande, Vietnam, Philippines).  La collecte des données a eu lieu d’août à septembre 2018.

    M.Ko.

     

     

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