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    Economie

    Campagne agricole: Sur une bonne trajectoire

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5419 Le 25/12/2018 | Partager
    Le taux de remplissage des barrages à près de 63%
    La pêche amorce un redressement des embarquements
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    Au cours du mois d’octobre 2018, le volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale s’est renforcé de 18,4%, après une hausse de 5,4% au 3e trimestre et une baisse de 11%  sur les 6 premiers mois de l’année

    Malgré la vague de froid qui sévit partout dans les régions de production, les indicateurs de la campagne agricole sont au vert. Le bulletin de suivi du couvert végétal du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS) du mois de novembre fait ressortir une situation du couvert végétal favorable. Elle est nettement en avance par rapport à la saison précédente 2017-2018 et celle d’une année moyenne. Et pour cause, le pays a enregistré une pluviométrie à la fois abondante et généralisée à l’ensemble des régions.

    Fait marquant. Les précipitations ont été très précoces. Une situation qui n’a pas été enregistrée depuis plusieurs décennies. Du coup, le taux de remplissage des principaux barrages à usage agricole s’est établi, au 14 décembre, à 62,8% contre 35,3% à la même période de 2017.

    Pour le moment, aucune indication n’a encore été fournie quant aux superficies semées en céréales. Toutefois, les régions de Doukkala, Chaouia, Abda et le  Gharb  sont relativement bien avancées, selon les professionnels. Encouragées en cela par le disponible des semences sélectionnées dont le volume serait de l’ordre de 2,2 millions de quintaux, d’après le ministère de l’Agriculture. Les quantités d’engrais, à prix bonifiés par l’OCP, sont également jugées suffisantes par les services du ministère. Surtout qu’ils s’avèrent incontournables en cette période de froid. 

    Sauf incident climatique défavorable, la campagne céréalière demeure bien orientée. Et tout porte à croire que le pays devrait enregistrer un nouveau record de production.
    La même perspective se confirme déjà pour l’arboriculture fruitière. La production des olives est estimée à 2 millions de tonnes pour une superficie productive de 957.000 hectares. Elle est en hausse de 22,3% par rapport à la campagne précédente.  Celle des agrumes devrait dépasser 2,6 millions de tonnes pour une superficie productive de 117.400 ha, en hausse de 17% par rapport à la campagne précédente.

    Seulement, l’export a démarré avec beaucoup de difficultés pour les petits fruits précoces qui ont souffert des conditions climatiques défavorables. De plus, un grand retard a été enregistré en ce qui concerne la valorisation et la distribution des agrumes dont la production connaît une hausse soutenue d’année en année. (Voire L’Economiste, édition du mardi 18 novembre). Actuellement, des rencontres entre les professionnels et services du ministère de l’Agriculture sont en cours pour décider des mesures à prendre.  

    En matière d’échanges avec l’extérieur, le secteur de l’agriculture et agroalimentaire  a été générateur de recettes de l’ordre de 52,1 milliards de DH à fin novembre dernier. Ce qui représente un taux de couverture des 2/3 de la balance alimentaire.
    L’autre composante du secteur primaire, la pêche n’est pas en reste.

    Après un fort repli, les  indicateurs de la pêche côtière et artisanale s’orientent à la hausse   au terme des dix premiers mois de 2018. Le volume des débarquements de l’activité  s’est renforcé de 18,4%, au cours du mois d’octobre 2018, après une hausse de 5,4% au 3e trimestre et une baisse de 11% à fin juin de la même année.

    De son côté, la valeur marchande de ces débarquements s’est appréciée de 10,6% au terme des dix premiers mois de 2018, après une baisse de 1,4% à fin juin 2018 et une augmentation de 6,5% il y a une année, tirant profit d’une progression de 27,8% durant les quatre premiers mois de la deuxième moitié de 2018. Cette progression découle principalement de la bonne tenue de la valorisation des captures des céphalopodes (30,1%) et des poissons pélagiques de 3,4%.

                                                                                                 

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    ■ Les cours du blé toujours en hausse
    Les cours du blé tendre (SRW) se sont établis à 211 dollars la tonne en novembre, en hausse de 0,8% sur un mois et de 22% depuis début 2018. Cette reprise est liée à des incertitudes persistantes sur les perspectives de récolte chez certains producteurs (Australie, Canada, Etats-Unis), en raison des conditions climatiques défavorables. Toutefois, les disponibilités restent confortables, suite à une augmentation de la récolte en Russie.

    ■ Sucre: Record de 185 millions de tonnes
     Les cours mondiaux du sucre brut ont reculé de 2,9% en novembre pour se situer à 284 dollars la tonne en moyenne, portant leur baisse annuelle à 13,9%. Ce repli s’explique, entre autres, par la baisse de la part de la canne à sucre utilisée pour produire de l’éthanol au Brésil. Globalement, les disponibilités restent abondantes et les perspectives de l’offre favorables. Selon les prévisions de l’Organisation internationale du sucre (ISO), la production mondiale de sucre pour la saison 2018/19 augmenterait de 0,6% pour atteindre un record de 185,2 millions de tonnes (Mt), dégageant ainsi un excédent de sucre de 2,2 Mt (contre 7,3 Mt pour 2017/18).

    ■ Pétrole et gaz butane en baisse
    Les cours de pétrole ont enregistré une forte chute en novembre, suite à une hausse de l’offre et une faiblesse de la demande. La baisse de la production iranienne est plus que compensée par les autres grands producteurs. Ainsi, les prix du Brent se sont établis à 65 dollars en moyenne en novembre, en baisse de 19% par rapport au mois précédent. Ils ont atteint un creux de 58 dollars fin novembre, avant de repasser aux environs de 60 dollars début décembre, suite à la décision de l’Opep et de certains pays non membres de réduire leur production de 1,2 million de barils par jour.
    Dans le sillage du pétrole, les prix du gaz butane ont baissé de 29% en novembre pour s’établir à 433 dollars la tonne en moyenne, avant de passer à moins de 400 dollars la tonne début décembre. Une aubaine pour la Caisse de compensation.

    A.G.

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