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    Economie

    Réserves de changes: BAM fait ses comptes après deux années tendues

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5419 Le 25/12/2018 | Partager
    -20 milliards de DH à 230 milliards de DH à fin 2018
    Le déficit de la balance commerciale exerce une pression permanente
    Coup de mou sur les transferts des MRE et les recettes de voyage
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    Le dirham n’est pas en première ligne dans cette baisse, en revanche, le comportement du commerce extérieur aura pesé. La remontée du prix du pétrole s’est traduite par une augmentation mensuelle de 1,09 milliard de DH de la facture énergétique

    En zone de turbulences à l’été 2017 à l’approche de la mise en œuvre de la réforme du régime de change (finalement repoussée à janvier 2018), les réserves de changes se sont reconstituées mais vont boucler une deuxième année consécutive en baisse à 230 milliards de DH à fin 2018 (-20 milliards de DH par rapport à fin 2016).

    Cette fois-ci, le dirham n’est pas en première ligne, en revanche, le comportement du commerce extérieur aura pesé. La remontée du prix du pétrole (+33% du prix moyen en 2018) s’est traduite par une augmentation mensuelle de 1,09 milliard de DH de la facture énergétique depuis le début de l’année.

    prix_petrol_019.jpg

    Le déficit de la balance commerciale reste l’une des grandes fragilités de l’économie. Les tensions s’exacerbent dès que le mouvement des prix à l’international est défavorable. Sur le plan du pétrole, les nouvelles seraient positives sur les deux prochaines années

    A fin novembre elle se chiffrait à 75 milliards de DH. La facture énergétique représente 17% des importations (435 milliards de DH) qui ont progressé de 9%. En face les ventes à l’étranger de l’OCP et les expéditions des secteurs automobile et aéronautique permettent aux exportations d’afficher une hausse de 10% à 249 milliards de DH. Mais elles ne couvrent que 57% des importations.

    Malgré les performances de certains secteurs à l’export, le déficit de la balance commerciale reste l’une des grandes fragilités de l’économie. Et, les tensions s’exacerbent dès que le mouvement des prix à l’international est défavorable. Sur le plan du pétrole, les nouvelles seraient positives sur les deux prochaines années.

    Le prix moyen du Brent s’établirait à 65,7 dollars le baril en 2019 puis  63,9 dollars l’année suivante. Cette hypothèse soutiendrait une baisse de la facture énergétique hors évolutions sur le marché des changes. Néanmoins, beaucoup d’incertitudes entourent les prévisions du prix du baril compte tenu notamment de l’inconstance de la position de l’administration américaine sur plusieurs sujets.

    La Banque centrale est plutôt optimiste sur la conjoncture en 2019 et prévoit une hausse des réserves de changes à 239 milliards de DH. Les IDE se comportent bien soutenus cette année par le deal entre Saham et Sanlam. Par contre, les autres sources de rentrées de devises s’essoufflent. Les recettes de voyages tout comme les transferts des MRE devraient baisser en 2018. Bank Al-Maghrib anticipe une reprise sur les deux prochaines années avec une croissance autour de 4%.

    F.Fa

     

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