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    Economie

    L’atonie du crédit contrarie les plans de BAM

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5416 Le 20/12/2018 | Partager
    Croissance nulle des crédits aux entreprises à fin octobre
    Le comité tripartite avec la CGEM et le GPBM sera activé
    Seulement 3,1% de hausse du PIB prévue en 2019
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    La Banque centrale va réunir le GPBM et la CGEM pour trouver des solutions qui stimuleraient l’investissement privé. L’expérience de 2016 réunissant ces trois entités n’a pas donné les résultats escomptés (Ph. Bziouat)

    Pendant que les députés approuvaient la loi de finances 2019, le gouverneur de Bank Al-Maghrib, lui, commentait les indicateurs macroéconomiques après la réunion du conseil mardi 18 décembre. Les prévisions de croissance pour l’année prochaine restent inchangées à 3,1%, assez proche de l’hypothèse sur laquelle a été bâtie la loi de finances (3,2%).

    Le redressement de l’activité économique est lent et en plus, la croissance n’est pas inclusive. Les chiffres du chômage en sont une illustration. Et, les exigences sociales n’ont jamais été aussi fortes que ces dernières années. L’augmentation des budgets de l’Education et de la Santé dans la loi de finances 2019 est en partie une réponse à ces sollicitations.

    La Banque centrale place ces secteurs en tête des priorités des réformes en plus de l’emploi et de la compétitivité. «Il est essentiel qu’on écrase les disparités de revenus», insiste Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib.

    Pour ce qui est de son ressort, la Banque centrale va réunir le GPBM et la CGEM pour trouver des solutions qui stimuleraient l’investissement privé. L’expérience de 2016 réunissant ces trois entités n’a pas donné les résultats escomptés. Malgré des taux d’intérêt relativement bas, le crédit ne décolle toujours pas. L’encours des prêts au secteur non financier affichait une hausse de 2,2% à fin octobre dont une croissance nulle pour les crédits aux entreprises privées.

    credit_bancaire_016.jpg

    La croissance du crédit reste bien en dessous des espérances de la Banque centrale. Pour le secteur non financier la hausse de l’encours se limiterait à 3,5% en 2018 et 3,3% en 2019

    Bank Al-Maghrib table sur une progression de 3,5% des prêts au secteur non financier en 2018 et 3,3% en 2019. Le proverbe selon lequel on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif se vérifie bien ici. La confiance et les carnets de commande sont deux points de préoccupation pour les chefs d’entreprises, et ils semblent bien bas. D’abord la tension sur les trésoreries des entreprises a du mal à se résorber et elle est à l’origine de bien des problèmes.

    Le gouvernement s’est engagé à régulariser les crédits de TVA (et surtout à veiller à ce qu’ils ne se reconstituent pas) et à améliorer les délais de paiement des marchés publics. Il faudra aussi qu’il s’implique davantage dans l’assainissement de la situation dans le secteur privé.

    Par ailleurs, la réforme de la justice est clef dans l’amélioration de l’environnement des affaires. Réclamer une créance devant les tribunaux est souvent une option angoissante pour les entreprises parce que la procédure est longue et coûteuse et aboutit dans le meilleur des cas à un recouvrement qui couvre à peine les frais engagés.

                                                                    

    • L’inflation à 1% en 2019
    De 0,7% en 2017, les prix à la consommation termineraient l’année sur une moyenne de 2%. L’inflation resterait modérée aux alentours de 1% sur les deux prochaines années. Les anticipations du marché financier (1,9%) s’écartent légèrement de ces prévisions mais restent dans la cible idéale de la Banque centrale. Les décisions de politique monétaire et l’évolution des prix des produits pétroliers sont susceptibles d’influencer l’évolution des prix. L’inflation sous-jacente qui exclut les produits à prix volatils s’établirait à 1% en 2019 et 1,6% en 2020.

    • Déficit budgétaire: Le retour à 3% s’éloigne
    Le déficit budgétaire sera plus proche de 4% en 2018 et sur les deux prochaines années que du 3% qui était attendu cette année. Des recettes vont manquer à l’appel alors que les dépenses sont sur un trend haussier sous notamment la pression des demandes sociales. Ce décalage n’est pas un problème si cela s’accompagne d’une accélération des réformes de structure, a laissé entendre le wali de Bank Al-Maghrib.

    F.Fa
     

     

     

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