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    Brexit: Vers un second référendum?

    Par L'Economiste | Edition N°:5415 Le 19/12/2018 | Partager
    Les débats sont houleux au sein du gouvernement May
    Préparatifs en prévision d’une éventuelle sortie de l’UE sans accord
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    La Première ministre britannique Theresa May a réuni, mardi 18 décembre 2018, ses principaux ministres. C’est pour accélérer les préparatifs en prévision d’une éventuelle sortie de l’UE sans accord (à une centaine de jours du Brexit le 29 mars prochain).

    Lundi, le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a déposé une motion de défiance contre Theresa May, à la suite de son refus de convoquer le vote sur l’accord de Brexit avant la semaine du 14 janvier. Le Labour veut que les députés puissent se prononcer avant la pause parlementaire pour les fêtes de fin d’année, qui court du 21 décembre au 6 janvier.

    Face aux divisions, de plus en plus de voix plaident pour un second référendum, dans l’opposition comme chez les conservateurs. Une cinquantaine de personnalités du monde économique ont également défendu cette solution mardi dans le quotidien Daily Telegraph.

    Cette éventualité est toutefois catégoriquement rejetée par Theresa May. Elle y voit une trahison de la volonté du peuple britannique qui a voté à 52% pour le Brexit lors du référendum de juin 2016. Une troisième voie est défendue par plusieurs ministres: donner au Parlement la possibilité de voter de manière indicative sur différentes options possibles pour le Brexit, du maintien d’une relation très étroite avec l’UE à une sortie sans accord. Le porte-parole de May a cependant déclaré qu’aucun vote de la sorte n’était prévu.

    Une campagne pour un «Vote du peuple» (People’s vote) organise depuis plusieurs mois des dizaines d’évènements à travers le Royaume-Uni pour convaincre les électeurs d’exiger un nouveau scrutin. Elle a reçu le soutien des anciens Premiers ministres Tony Blair (travailliste) et John Major (conservateur), ou encore du maire de Londres Sadiq Khan.

    Qui prendra la décision? C’est le gouvernement qui devrait donner son feu vert pour l’organisation d’un nouveau référendum, et le Parlement devrait voter une loi pour donner un cadre légal à cette consultation. Le texte de loi devrait notamment préciser la formulation de la question. La date du vote ne devrait pas obligatoirement être mentionnée dans la loi et pourrait être fixée plus tard.

    Selon des chercheurs de la City University of London, le délai le plus court pour l’organisation d’un nouveau référendum est d’environ 22 semaines. Dans ce cas, si la décision d’organiser un nouveau référendum était prise, la consultation ne pourrait se tenir avant la fin du mois de mai 2019 au plus tôt.

    Mais un tel délai poserait la question de la tenue au Royaume-Uni des élections européennes, qui débutent le 23 mai. Si le pays est encore membre de l’UE à cette date, doit-il élire des députés européens? Ce délai impliquerait également de repousser la date du Brexit, prévu le 29 mars 2019, ce qui nécessiterait l’accord des dirigeants européens.

    F. Z. T. avec AFP

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