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    Culture

    Exposition: Le Maroc vu par Daoud Aoulad-Syad

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5414 Le 18/12/2018 | Partager
    Une exposition rétrospective de l’artiste à Casablanca
    Le père de la photographie d’auteur au Maroc
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    «Maroc 1980/2000» est une exposition de plus de 50 photographies argentiques, pour la plupart mises à l’honneur durant la première Biennale des photographes du monde arabe en 2015, à la prestigieuse Maison européenne de la photographie à Paris. Ces tirages choisis parmi les premiers travaux du photographe ont été réalisés entre 1980 et 1990. Ils marquent l’avènement de la photographie d’auteur dans l’histoire de la photographie marocaine. Du 13 décembre 2018 au 12 janvier 2019 au  Musée Abderrahman Slaoui (Ph. Daoud Aoulad-Syad)

    Plus d’une cinquantaine de clichés noir et blanc, pour la plupart iconiques, réunis dans un bel hommage au fondateur de la photographie d’auteur au Maroc. L’exposition  «Le Maroc de Daoud Aoulad-Syad», composée de 3 séries, est présentée à la Galerie 121 de l’Institut français de Casablanca et au Musée Abderrahman Slaoui, jusqu’au 12 janvier 2019.

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    «Ethnofolk» est un ensemble inédit de portraits en noir et blanc des troupes folkloriques issues de l’ensemble du Royaume marocain. De Tanger à Dakhla, d’Essaouira à Zagora, Beni Mellal ou encore Boujaâd, Chaouen et Oujda... Venus de toutes les régions du Royaume, tous les ans pendant presque 60 ans, ces artistes, musiciens, chanteurs, chanteuses, danseurs et danseuses ont accepté, pour Daoud Aoulad-Syad, de «prendre la pose». Cet étonnant corpus aux allures de folklore prend une dimension indéniablement ethnographique. Du 5 décembre 2018  au 12 janvier 2019, Galerie 121 de l’Institut français de Casablanca (Ph. Daoud Aoulad-Syad)

    Humaniste, père de la photographie de rue, poète sans aucun doute, Daoud Aoulad-Syad a témoigné de son attachement à la culture populaire depuis le début des années 1980. Il a dressé un portrait fidèle du Maroc, de son peuple, ses marginaux, ses oubliés, avec une sensibilité toute particulière. Cette rétrospective dédiée permet de découvrir l’étendue de son œuvre, mais également les effets de réciprocité entre sa production cinématographique et ses photographies.

    L’Histoire retiendra, à l’image d’un Henri Cartier Bresson, Robert Franck ou d’un Richard Avedon, sa sensibilité particulière pour les individus, pour les abimés de la vie, pour les marginaux. 

    «Sans mise en scène, en noir et blanc, et avec une grande force graphique, il explore les multiples facettes d’une société en mutation… C’est dans cet esprit qu’il conçoit aussi ses portraits photographiques. Debout, face à l’objectif, le regard droit, ses modèles, artistes ou anonymes, exclus ou défavorisés posent sur fond blanc. Et c’est avec un regard pénétrant qu’il révèle leurs singularités et leur élégance, leur simplicité et leur fierté», explique Jean-Luc Monterosso, fondateur et directeur de la Maison européenne de la photographie, dans un ouvrage paru à l’occasion d’une exposition lors de la  Biennale des photographes du monde arabe, à Paris en 2016. 

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    «Le Maroc d’ombre et de lumière» présente un ensemble de photographies inédites en couleur réalisées au fil de son œuvre par Daoud Aoulad-Syad. Dans cette série, c’est la lumière du Maroc qui devient le sujet principal du photographe lors de ses déambulations sur le territoire où s’alternent scènes de vie rurale, fêtes de village et marchés hebdomadaires. On y retrouve les sujets de prédilection de Daoud Aoulad-Syad: le forain, la marge, le Maroc ancestral, la campagne et le grand sud. Du 13 décembre 2018 au 12 janvier 2019 au Musée Abderrahman Slaoui (Ph. Daoud Aoulad-Syad)

    Né en 1953 à Marrakech, Maroc, Docteur en sciences physiques,  il débute au cinéma en 1989 en réalisant 2 premiers courts métrages: «Karicature» et «Paris, 13 juillet». Il faudra attendre 1998 pour qu’il réalise son premier long métrage «Adieu forain».

    Trois ans plus tard, suit «Le Cheval de vent». Photographe, il enseigne aussi à la faculté des sciences de Rabat. Il est également auteur de plusieurs livres dont: «Marocains» (1989), «Boujaâd, Espace et mémoire» (1996)  et «Territoires de l’instant», avec Ahmed Bouanani, (2000).

    A.Bo  

     

     

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