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    International

    Bruit de bottes au sud de la Turquie

    Par L'Economiste | Edition N°:5413 Le 17/12/2018 | Partager
    Istanbul menace d’une intervention en Syrie
    Entretien entre Trump et Erdogan
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    «Nous n’avons plus la patience d’attendre ne serait-ce qu’un jour de plus», a menacé le numéro 1 turc, vendredi dernier, lors d’une réunion de l’OCI à Istanbul (Ph. AFP)

    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, menace de  déclencher une opération militaire dans le nord de la Syrie contre les milices kurdes soutenues par les Etats-Unis. «La Turquie a perdu assez de temps jusqu’ici pour intervenir contre le marécage terroriste à l’est de l’Euphrate. Nous n’avons plus la patience d’attendre ne serait-ce qu’un jour de plus», a tonné le numéro 1 turc, vendredi 14 décembre, lors d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul.

    Il a réaffirmé que les forces turques pourraient également faire mouvement vers des zones contrôlées par les miliciens kurdes plus à l’est, au-delà de l’Euphrate. La Turquie considère les YPG (la milice des Unités de protection du peuple) comme un groupe terroriste lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    «Manbij est un endroit où vivent des Arabes mais ceux-ci ont livré la région à cette organisation terroriste. Il faut que cette région soit nettoyée, qu’ils (les terroristes) s’en aillent, car sinon nous entrerons dans Manbij. Je le dis très clairement».

    Le président turc a ajouté vouloir rétablir «la paix et la sécurité» à l’est de l’Euphrate, où les miliciens kurdes sont également présents. Prise au sérieux par la Maison-Blanche, la menace a été suivie vendredi d’un appel téléphonique entre Erdogan et son homologue américain, Donald Trump, dont rien ou presque n’a filtré, sinon l’intention de coopérer à l’avenir de façon «plus efficace» en Syrie.

    La semaine dernière, Erdogan avait déjà annoncé une prochaine offensive contre les combattants kurdes à l’est de l’Euphrate, provoquant l’irritation de Washington pour qui toute opération militaire unilatérale dans le nord-est de la Syrie serait «inacceptable».

    Washington, qui dispose de près de 2.000 soldats dans la région, appuie militairement les YPG dans leur lutte contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie, au grand dam d’Ankara, qui considère cette milice comme une organisation «terroriste» en raison de ses liens avec le PKK, en guerre contre l’armée turque depuis 1984.

    Ankara craint plus que tout la création d’un Etat kurde sur ses marches sud. De son côté,  la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a demandé samedi à la Turquie de «s’abstenir de toute action unilatérale» en Syrie.

    «Les déclarations sur une éventuelle opération militaire turque dans le nord-est de la Syrie sont une source de préoccupation», a-t-elle estimé appelant «toutes les parties» à faire en sorte «d’atteindre le but de la défaite prochaine de l’EI, qui demeure un objectif indispensable pour toute solution durable à la crise syrienne».

    A.Bo avec AFP

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