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    Marrakech: Un nouveau contrat pour le transport urbain

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5413 Le 17/12/2018 | Partager
    La ville vient de lancer un appel d’offres pour le choix d’un délégataire
    Alsa dont le contrat s’achève en juillet est soumissionnaire
    Retour sur l’expérience de l’opérateur espagnol dans la cité ocre
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    Pendant 20 ans, Marrakech fut une des rares villes où la gestion du transport urbain roule sans générer des polémiques politico-politiciennes, à la grande satisfaction des usagers (Ph L'Economiste)

    Le transport urbain changera-t-il de main à Marrakech? On le saura d’ici fin janvier. La SDL «Bus City Motajadida» vient de lancer un appel d’offres international pour le choix d’un nouveau délégataire pour la gestion des transports publics de la commune de Marrakech et périurbain de la région Marrakech-Safi. L’ouverture des plis est fixée au mardi 8 janvier prochain. Le transport urbain était géré depuis 1999 par l’opérateur Alsa dont le contrat s’achève en juillet prochain.

    Pour le nouveau contrat, ne peuvent être candidats que les sociétés qui ont une expérience de plus de 5 ans dans la gestion d’un service de transport en commun et disposant au moins d’une flotte de 80 bus. Le nouveau cahier des charges impose aussi aux soumissionnaires de répondre à un certain nombre de conditions qui devraient relever davantage la qualité du service et permettre un transport propre.

    «Marrakech qui a toujours été l’exemple en matière de qualité de son transport urbain doit garder ce leadership», insiste Ahmed El Motassadek, vice-maire de la ville de Marrakech. L’espagnol Alsa compte bien se représenter pour un nouveau contrat, indique son DG, Alberto Perez.

    «Cela fait 20 ans que nous gérons le transport urbain et interurbain à Marrakech et où nous avons développé une expertise, reconnue de tous et qui était un modèle au Maroc. Et ce n’est pas pour rien que notre groupe a été retenu dans d’autres villes (ndlr: Tanger, Agadir, Kénitra et Rabat)».

    En 1999, un an après la débâcle financière de la Régie des transports et sa mise en liquidation qui s'en est suivie, le groupe espagnol Alsa (Sociedade Automoviles de Luarca), nanti d'une longue expérience dans le transport de voyageurs, avait obtenu la concession de l'exploitation des lignes régulières de transport urbain sur la ville de Marrakech pour une période de quinze ans, avec possibilité de la rallonger de 5 ans de plus.

    Depuis, Marrakech est une des rares villes où la gestion du transport urbain roule sans générer des polémiques politico-politiciennes à la grande satisfaction des usagers. Cela ne signifie pas pour autant que tout est parfait. La société transporte 200.000 passagers par jour, soit le quart de la population de la ville pour un chiffre d’affaires de 200 millions de DH par an.

    «Le développement des lignes a été toujours discuté entre les deux partenaires et aussi la société civile. C’est ce qui nous a permis d’avancer malgré l’existence de lignes déficitaires». De son côté, l’autorité délégante a assumé ses responsabilités créant, par conséquent, des conditions de succès à l’exploitant des transports urbains.

    Au regard de ses réalisations, il semble que le transporteur soit allé bien au-delà de ce que lui imposait le cahier des charges. Le contrat initial imposait 18 lignes et 70 bus en service et le transporteur en a mis 37 lignes dont 15 en périphérie couvrant l’ensemble des quartiers de Marrakech et plusieurs provinces.

    Aujourd’hui, le transport par bus enregistre un bond sans précédent et la ville fait face à un si grand essor économique, subissant désormais une circulation monstre qui exige une réflexion sur son futur.

    «Nous sommes dans une boucle: lorsque les trajets en bus prennent plus de temps, la capacité du transport urbain baisse. Et les passagers habituels vont vers d’autres formes de transport qui, de leur côté, créent davantage de turbulences au niveau de la circulation. Il faut anticiper ce genre d’évolution qui finira par nuire à la ville», estime le DG d’Alsa.

    En d’autres termes, pour que le transport urbain continue d’exister, la ville doit lui donner la priorité comme ce qui se fait en Europe. Ce qui lui permettra d’augmenter sa vitesse commerciale.

    Le futur, le BHNS

    Le futur du transport de Marrakech est sans doute le BHNS. C’est un schéma global de transport public avec des couloirs réservés et des stations de rabattement ainsi que des échangeurs. L’idée est que les bus puissent se succéder ainsi avec une forte fréquence de 5 à 10 mn. C’est Alsa qui avait proposé ce schéma à la ville dans le but de garantir un service proche des tramways ou métros, mais à un coût moindre. Si, aujourd’hui, les aménagements ont été réalisés par la mairie, ils sont exploités uniquement par les bus électrique introduits à l’occasion de la COP22. Dans son offre technique, Alsa devrait proposer une gestion globale qui inclut aussi la gestion de ces bus et un nouveau parc propre, ainsi qu’un aménagement pour les échangeurs.

    De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

     

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