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    Economie

    Employabilité: Nouveau plan soutenu par la BAD

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5413 Le 17/12/2018 | Partager
    Un prêt de 1 milliard de DH soumis à l’obligation de résultat
    Il cible la qualification de formateurs et l’initiation à l’entrepreneuriat

    L’accès à l’emploi, talon d’Achille du pays! Alors qu’il s’érige parmi les plus gros investisseurs du monde. Il n’empêche que les inégalités sociales ne cessent de se creuser, en termes de santé, de logement, d’éducation et surtout d’accès au marché de travail pour les jeunes.

    A cet effet, les dernières données du HCP sont, on ne peut plus, inquiétantes: le taux de chômage s’élève à 27% parmi la population des 15-24 ans et 6 chômeurs sur 10 sont à la recherche de leur premier emploi. Même les détenteurs d’un diplôme de formation professionnelle peinent à trouver du travail. Lors du 3e trimestre, 24% d’entre eux étaient au chômage dont l’écrasante majorité de femmes: 36,5%. Constat d’échec de la politique de formation professionnelle ou décalage de son contenu avec l’évolution du marché de travail?

    Quoi qu’il en soit, le dernier recours à un financement de la Banque africaine de développement témoigne de la volonté de rectifier le tir. L’institution vient en effet d’approuver un prêt de 96,6 millions de dollars américains (près de 1 milliard de DH). Un financement conditionné par  les résultats. Son déblocage sera donc effectué au fur et à mesure des réalisations.

    Selon la direction générale de la BAD pour la région de l’Afrique du Nord, le prêt vise à «favoriser la création d’emplois par le soutien à l’entrepreneuriat et à la formation». Le Maroc fait ainsi partie des premiers pays africains à utiliser cet instrument de financement qui conditionne le cycle des décaissements à l’obtention de résultats.

    La formation professionnelle est ciblée à travers la création d’un centre de formation qualifiante destinée aux formateurs. Un deuxième établissement sera également prévu pour l’initiation à l’entrepreneuriat.

    Le programme de la BAD fait partie de sa stratégie de l’emploi des jeunes en Afrique 2016-2025. Il vise à accompagner le Maroc dans la déclinaison de ses stratégies en matière de promotion d’emploi et de formation professionnelle.

    Ainsi, le programme devrait permettre, chaque année, à plus de 90.000 demandeurs d’emploi d’accéder au programme national de soutien à l’employabilité et à 180.000 chômeurs de bénéficier de services d’accompagnement. Dans cette même perspective, plus de 110.000 jeunes, dont 50% de femmes, pourront accéder à des formations qualifiantes. Et il est prévu,   à terme, de permettre à 2.000 personnes porteuses de projets de créer leur propre entreprise.

    Le projet  triple A  redynamisé? 

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    Annoncé en grande pompe, il y a 3 ans par le ministre de l’Agriculture,  Aziz Akhannouch et son homologue français à l’époque, Stephen Le Foll, le projet Adaptation de l’agriculture africaine vient d’être évoqué à Abidjan. Et c’est justement, Aziz Akhannouch qui la remet sur la table des négociations avec le président de la BAD, Akinwumi Adesina. Des assurances ont été obtenues quant au financement de cette initiative présentée lors de la COP22.
     Pour rappel, l’initiative AAA a un double objectif. Il s’agit de mettre l’agriculture africaine au cœur des négociations climatiques et de favoriser la mise en œuvre des solutions.

                                                                                     

    10 milliards de dollars engagés

    Le partenariat entre le Maroc et le groupe de la Banque africaine de développement est vieux d’un demi-siècle. Il porte sur plus de 160 projets et programmes totalisant un engagement financier de plus de 10 milliards de dollars. Ces financements, dont plus de 80% sont dédiés aux infrastructures de base, couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture, ainsi que le développement social.

    A.G.

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