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    Régions

    Oujda: Le calvaire du transport urbain

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5412 Le 14/12/2018 | Partager
    Les usagers victimes de mésentente entre délégataire et délégant
    La ville a besoin de plus de véhicules
    Etudiants et parents craignent le pire en matière de sécurité
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    Le problème du transport urbain  s’est accentué depuis le début 2018. L’année où Mobilys.Dev est devenue l’unique opérateur du transport urbain d’Oujda (Ph. AK)

    Depuis qu’elle est devenue l’unique opérateur de transport urbain à Oujda Mobilys.Dev (filiale du groupe Citybus Transport) est confrontée à des problèmes de maillage de la ville. Les sit-in de protestation des étudiants universitaires, centres de formation professionnelle, collégiens et lycéens se multiplient. Les parents d’élèves s’indignent auprès des autorités locales et entrent en altercation verbale avec les chauffeurs et contrôleurs des bus.

    Ces derniers ne savent plus à quel saint se vouer. Ils sont pris entre le marteau des protestations et l’enclume de la réalité quotidienne. Pour Mobilys.Dev le cahier des charges est respecté et les 80 bus qu’elle devait assurer en 2018 sont opérationnels. La société se dit aussi prête à renforcer le parc avec dix autres bus, mais les véhicules neufs ne sont pas disponibles chez les constructeurs.

    Pour y remédier, elle propose des bus usagés en attendant l’arrivage d’autres neufs. Un engagement tributaire d’un écrit municipal autorisant le recours à d’anciens bus pour la desserte quotidienne entre les différents quartiers de la ville. Mais tel n’est toujours pas le cas car le PV de la réunion du comité de suivi regroupant  délégataire,  délégant, autorités locales et autorité de tutelle, n’a pas encore été réalisé. Ce qui pose un problème de taille aux élus de la ville qui tardent à prendre cette décision.

    Cela risque de les discréditer auprès de la  population locale. Pour rappel, Mobilys.Dev a démarré son activité à Oujda à partir du 1er janvier avec 70 nouveaux bus dans un premier temps (2017). Ce parc est passé à 80 en 2018. Il devrait atteindre  130 véhicules à la fin 2019.

    En attendant les usagers sont confrontés aux problèmes de surcharge aux heures de pointe, aux retards observés sur la majorité des lignes. Celui de l’université Mohammed Premier est typique et les étudiants ont, à maintes reprises, bloqué la circulation des autobus pour protester contre cette situation. «On est entassés comme des sardines dans chaque déplacement et on arrive souvent en retard. Les bus passent devant nous et ne s’arrêtent même pas», expliquent certains d’entre eux.

    Agacées, les associations des parents d’élèves interpellent la délégation régionale de l’enseignement, les autorités locales et les élus. «En dépit de l’engagement de différents services de police pour assurer la quiétude à nos enfants, le risque d’agression, de vol, de harcèlement peut-être même de viol est réel dans plusieurs arrêts de bus au niveau des quartiers périphériques et même du centre-ville» s’indignent des parents.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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