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    Le documentaire fait son cinéma

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5411 Le 13/12/2018 | Partager
    10e édition pour le festival international de Khouribga dédié à ce genre cinémato- graphique
    Près d’une dizaine de grands films locaux et internationaux en lice
    Des productions amateur également sous le feu des projecteurs

    Ranimer et valoriser le documentaire, un genre cinématographique auquel la comédie et les thrillers font encore trop souvent de l’ombre. C’est dans cette optique que l’Afifdok organise du 26 au 29 décembre prochain la 10e édition du festival international du film de Khouribga. Une manifestation particulièrement ambitieuse qui placera sous le feu des projecteurs des grandes productions sans oublier de valoriser également les jeunes espoirs du domaine.

    L’évènement mettra ainsi en lice pas moins d’une dizaine de documentaires qui se disputeront le «Grand prix du festival» mais également les prix du jury et de la meilleure réalisation. Parmi les œuvres ayant fait l’unanimité auprès du jury, «Echos du Sahara» de Rachid Kasmi qui relate le voyage d’un musicien hongrois d’origine marocaine dans sa ville natale, basée dans le sud du Royaume.

    Une odyssée qu’il réalise avec son groupe musical Chalaban et qui l’amènera à découvrir de nouveaux rythmes inattendus. L’occasion de faire connaître au public la culture sahraouie et de diffuser par la même occasion un véritable message de tolérance et d’ouverture.

    Autre film parvenu à sortir son épingle du jeu, «Le Grand Petit Miloudi, une histoire d’antan» de Leila Amine Demnati qui retrace l’histoire du cyclisme marocain au temps du protectorat, à travers le parcours d’un Meknassi parvenu à percer malgré les conditions très difficiles relatives à cette époque.

    Aux côtés des productions locales, des films internationaux tenteront également leurs chances.  Parmi ces derniers, l’œuvre française «Bitchabé, le village des forgerons» qui a le mérite de dévoiler les anciennes techniques africaines utilisées pour travailler le fer.  L’Inde sera également de la partie, représentée par le documentaire percutant «L’Inde dans l’œil d’un photographe» du photographe de renom Avani Rai.

    Le festival n’oubliera pas non plus les talents du domaine. Ainsi, le comité de visionnage a soigneusement choisi quatre films amateurs marocains sur un total de onze créations, dont notamment «Four days in the hospitality of the Al Ghiwane people» de Khalid Makdmine ou encore «Le cheval et le cavalier» de Yassine Khatib.

    Enfin, l’évènement rendra également hommage à la grande documentariste marocaine de confession juive Izza Genini. Une amoureuse de musique et de vues imprenables à qui l’on doit notamment le film «Vibrations du Haut Atlas», une fenêtre ouverte sur la mystérieuse vallée heureuse des Aït Bouguemez.

    L’occasion de faire aimer et avant tout découvrir aux néophytes ce genre cinématographique capital pour préserver les mémoires mais également de le développer en servant de réel tremplin pour les débutants.

    Karim AGOUMI

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