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    International

    COP24: C’est parti pour le dialogue politique

    Par Nadia DREF | Edition N°:5410 Le 12/12/2018 | Partager
    Tous les pays impliqués, même les Etats-Unis, la Chine et l’Arabie saoudite
    Eau, transport, agriculture, déchets, formation des élus… Huit projets verts sont défendus

    A Katowice, les participants à la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP24) retiennent leur souffle. La phase politique du dialogue a commencé hier mardi et se poursuivra jusqu’au 14 décembre. Cette étape devrait entériner l’adoption d’un paquet de décisions relatives à la mise en œuvre de l’Accord de Paris en 2020.

    «Le grand défi est d’adopter un package équilibré sur l’atténuation, l’adaptation ainsi que les mesures de soutien ou encore d’identifier les détails techniques devant être élaborés au cours de l’année 2019 pour l'adoption à la COP25», tient à préciser Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat chargée du Développement durable. La ministre préside une délégation composée de 275 membres représentant les secteurs public et privé ainsi que la société civile.

    Contrairement aux annonces des pays industrialisés, grands détracteurs, toutes les délégations sont fortement impliquées dans le processus de négociations. Malgré les déclarations de Donald Trump, les négociateurs jouent pleinement leur rôle. «La bonne nouvelle, c’est que personne ne conteste l’enveloppe des 5 milliards de dollars promis pour alimenter le fonds vert», insiste Jean-Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de Cites et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique).

    L'un des objectifs phares de la COP24 est la discussion d’un relèvement éventuel de l’ambition climatique à travers le dialogue facilitateur ou dialogue de Talanoa, comme le souhaitent les Fidjiens.

    A Katowice, le Maroc maintient l’engagement des acteurs-clés (public, privé et société civile). Une dynamique anime le pavillon Maroc. Différentes thématiques du changement climatique et initiatives entreprises durant ces dernières années sont mises en avant. Objectif: mobiliser le soutien technique et financier aux programmes nationaux.

    «Cette participation vise à consolider le leadership du Maroc et son rôle dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Nous continuons également à promouvoir les initiatives lancées lors de la COP22», confirme la ministre. Pour les négociations, le Maroc propose de construire une compréhension commune sur les activités qui peuvent être qualifiées comme action climat et dont les sources de financement peuvent être qualifiées comme finance climat.

    Les experts proposent de différencier entre les ressources financières «fournies», qui sont alors le résultat d’un investissement public direct, et les ressources «mobilisées» à travers des interventions publiques. De même, il faut établir des références communes sur les méthodologies applicables dans le cadre de la CCNUCC pour estimer les flux de financement afin d’éviter toute source de double comptage et de renforcer la comparabilité des contributions des pays donateurs. Les négociations doivent aussi aboutir à une définition sur la ligne de référence, sur la base de laquelle l’effort financier des pays développés peut être évalué.

    Le Maroc vise, rappelons-le, à réduire de 42% ses gaz à effet de serre en 2020 et de 17% en 2030. La mise en œuvre de sa contribution (NDC) nécessite des stratégies d’investissement qui combinent des fonds publics nationaux, l’investissement privé et le financement climatique international.

    L’objectif d’atténuation de gaz à effet de serre nécessite un investissement allant jusqu’à 50 milliards de dollars. «Dans ce contexte, un transfert rapide du Fonds d’adaptation sous l’Accord de Paris est très important. Il nécessite une décision rapide afin de mobiliser des ressources pour accélérer la mise en œuvre de cette partie des NDC», fait valoir El Ouafi.

    Coopération Sud-Sud

    La coopération Sud-Sud est également mise en avant lors de la COP 24. L’étape de la Pologne doit apporter une réponse urgente à la situation alarmante des populations vulnérables surtout en Afrique qui subissent les effets néfastes du changement climatique. Le Centre des compétences climatiques (4C), véritable cheval de bataille du Maroc, noue des accords de partenariat avec les acteurs africains. Un accord a été préparé avec CGLU Afrique. Il sera signé prochainement à Rabat. L’annonce a été faite lors de la COP24. Lors de ce sommet mondial, le 4C vise à échanger autour des nouveaux défis en renforcement des capacités pour faire face aux nouveaux enjeux climatiques dans un monde en perpétuelle mutation.

    Nadia DREF

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