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    Analyse

    «INDH rénovée et projets spécifiques par région»

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5410 Le 12/12/2018 | Partager
    L’implication de tous les acteurs économiques et sociaux sollicitée
    Insertion des jeunes, entrepreneuriat, lutte contre l’inclusion… en priorité
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    Pour Mohamed Dardouri, wali-coordinateur de l’INDH, la phase 3 de l’initiative royale prévoit de nouveaux programmes destinés à l’amélioration préscolaire, l’inclusion économique, le rattrapage des déficits en infrastructures. «Le Registre social unique sera utilisé afin d’améliorer le ciblage des bénéficiaires, outre la mise en place d’une plateforme de projets et une ingénierie du développement humain», ajoute le wali (Ph. YSA)

    Avant d’être gouverneur et wali de la région de Fès-Boulemane et Béni Mellal, Mohamed Dardouri est un pur produit du ministère de l’Equipement, du temps de Mohamed Kabbaj et Abdelaziz Meziane Belfkih. Le nouveau patron de l’INDH a du pain sur la planche. Dans cet entretien, le responsable de l’administration territoriale explique sa démarche. Selon lui, «la feuille de route de cette 3e phase de l’INDH émane des orientations royales qui mettent les jeunes au cœur des priorités». Décryptage.

    - L’Economiste: Vous entamez une tournée dans les différentes régions du Royaume afin de présenter la 3e phase de l’INDH 2019-2023. Quelle est la finalité de ces rencontres?
    - Mohamed Dardouri:
    Après Oujda, Fès est la deuxième étape de notre tournée dans les régions. Une tournée qui vise la présentation de la phase 3 de l’INDH aux acteurs locaux, élus, administrations et société civile. Lancée par le Souverain en septembre dernier, celle-ci met le développement du capital humain au cœur des préoccupations nationales, en consolidant les programmes des phases 1 et 2 de l’INDH, en préservant la dignité et améliorant les conditions de vie selon la dynamique impulsée depuis 2005. Dans le but de bâtir l’avenir en s’attaquant directement aux principaux freins au développement humain tout au long des étapes de la vie, de nouveaux programmes seront initiés. Ils sont basés sur l’amélioration du revenu, l’inclusion économique des jeunes et l’impulsion du capital humain des générations montantes. Ce qui nécessite une gouvernance participative et rénovée répondant aux besoins des populations locales.

    - Quel est le champ d’intervention de la nouvelle génération 3 de l’INDH?
    - Tout l’intérêt est porté vers les générations montantes qui bénéficieront d’un accompagnement en matière de santé, alimentation, préscolaire, et éducation. Le renforcement des infrastructures, l’insertion et l’accompagnement des jeunes, et la création de petites entreprises, ne sont pas en reste. Pour ce dernier volet, un nombre assez important de jeunes souhaitent créer leurs propres entreprises pour s’intégrer dans l’économie nationale. Il faut les accompagner et les orienter afin qu’ils soient qualifiés pour intégrer le marché de l’emploi, et ce en partenariat avec toutes les institutions concernées et en adoptant tous les mécanismes nécessaires en la matière.

    - Les 18 milliards de DH alloués à cette nouvelle phase sont-ils suffisants pour combler les déficits?
    - Effectivement, il s’agit d’un budget important. Mais le plus important est la démarche à suivre. Une démarche ascendante et inclusive de cette politique publique qui mise sur la participation de tous les acteurs économiques et sociaux ainsi que les administrations concernées et les élus. Et ce, dans le but d’élaborer des programmes pluriannuels en faveur des jeunes, étalés sur le moyen ou le long terme.

    - Est-ce qu’il y a des projets spécifiques pour chaque région?
    - Il y a un cadrage général qui est décliné en fonction des problématiques locales. En revanche, il y a des comités locaux qui devront assurer le diagnostic de ces problématiques et répondre aux besoins via des projets spécifiques. Ainsi, pour ce qui est, à titre d’exemple, du rattrapage des déficits en infrastructures et services sociaux de base dans les territoires sous équipés, les phases I & II ont permis de combler une partie des déficits en infrastructures et services sociaux de base. L’objectif de la phase 3 est d’assurer un développement territorial intégré des zones pauvres et démunies et une consécration du rôle de l’INDH en tant que levier pour la convergence des différents programmes nationaux et particulièrement le Fonds de développement rural (FDR). Signalons enfin que les projets de l’INDH ne viennent pas en remplacement des projets des autres acteurs (ministères, communes,…). Nous essayerons surtout de maximiser, mieux cibler et compléter les projets de développement humain et d’être un intermédiaire entre l’offre de l’Etat et la demande des jeunes.

    -  Qu’est-ce qui est prévu en matière d’insertion des jeunes?
    - Notre intervention vise à créer des espaces dédiés aux jeunes dans les différentes provinces. Ecouter, encadrer, orienter, et accompagner seront les principales missions de ces centres. Ainsi, en matière d’employabilité, à titre d’exemple, l’INDH jouera un rôle d’intermédiaire avec les établissements de la formation professionnelle et la CGEM, et propulsera la création des TPE. Les jeunes qui ont la fibre entrepreneuriale seront accompagnés pendant et après la création de leurs coopératives, entreprises et associations, durant plusieurs années. Jusqu’à ce que leur projet connaisse la réussite escomptée.

    Institut du développement humain

    L’institut du développement humain sera créé au service de la prospective et de l’innovation. Son but est de fédérer, comprendre, et transformer les idées en projets sociaux. Sensibiliser et former les décideurs aux enjeux du développement humain, soutenir la recherche et mener des études prospectives, et développer des outils méthodologiques et soutenir l’innovation seront ses principales missions.

    Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

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