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    Instagrammers, youtubers… derrière le buzz, des talents

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5409 Le 11/12/2018 | Partager
    Soukaïna Ibenrissoul, une bloggeuse/instagrammer qui monte
    Voyage, écriture, photographie, recettes de cuisine… elle partage ses passions
    Peut-on gagner sa vie sur le web au Maroc?
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    Humour, beauté, cuisine, voyage, fashion, coaching… ils sont nombreux à proposer des contenus divers sur les réseaux sociaux et sites de streaming, notamment Facebook, Instagram et Youtube. Grâce à leurs posts, ils arrivent à fédérer des centaines de milliers de followers, voire des millions

    Humour, beauté, cuisine, voyage, fashion, coaching… ils sont nombreux à proposer des contenus divers sur les réseaux sociaux et sites de streaming, notamment Facebook, Instagram et Youtube. Grâce à leurs posts, ils arrivent à fédérer des centaines de milliers de followers, voire des millions. Au Maroc aussi, ces «créatifs du web» prennent de plus en plus d’ampleur. Ils s’imposent désormais comme de véritables influenceurs, courtisés par les marques.

    Soukaïna Ibenrissoul fait partie de cette nouvelle génération d’influenceurs. Son nom se fait connaître doucement, mais sûrement. Elle se présente d’abord comme une bloggeuse, même si les blogs ne sont plus très à la mode aujourd’hui. Et pour cause, impossible pour elle de se détacher de sa passion, l’écriture.

    «J’écris pour les autres, mais aussi pour moi-même», lance-t-elle. Son blog, pancakesandwafflez.com, elle l’a créé en 2015, afin de partager ses carnets de voyage, photographies, recettes de cuisine et articles sur le design d’intérieur et le développement personnel. Des sujets nés d’une passion profonde. «Mon blog est un condensé de sujets qui prônent le bien-être», revendique la jeune bloggeuse de 29 ans.

    C’est son blog qui l’a fait connaître en premier. Instagram viendra après, avec le partage de photos de ses voyages et créations culinaires. Elle y compte plus de 15.000 abonnés. Sur Facebook, Soukaïna gère un groupe de recettes de cuisine assez prisé, créé en avril 2017, «Recettes sans prise de tête», qui rassemble plus de 50.000 membres. Plutôt mal à l’aise avec les vidéos, elle n’a pas encore osé une présence sur Youtube. 

    Pour elle, la passion est un ingrédient «vital» pour faire long feu dans ce métier. «Certains s’y adonnent juste pour recevoir des cadeaux ou se faire inviter dans des évènements. Mais pour perdurer, il faut être vraiment dans le partage, et aimer interagir avec les gens», argue-t-elle.

    Autre règle d’or, répondre absolument à toutes les questions des followers. «Il est inadmissible de laisser des questions sans réponse. Cela prend du temps, et parfois on est obligé de répéter la même réponse 20 à 50 fois par jour. Il faut, toutefois, rester affable et disponible, tout en préservant sa vie privée, c’est primordial», pense la jeune bloggeuse. Comme dans tous les métiers, il existe des codes à respecter. Au-delà des contenus de qualité, il faut une charte visuelle claire et une ligne éditoriale cohérente.   

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    Les photos de ses voyages et recettes sont partagées à la fois sur son blog et son compte Instagram. Sur Facebook, la jeune femme gère un groupe de plus de 50.000 amateurs de cuisine, «Recettes sans prise de tête»  (Ph. S.I)

    Même s’il est toujours possible d’accéder à un auditoire, certains domaines sont plus porteurs que d’autres, comme l’humour, le makeup et la cuisine. Certains bloggeurs, youtubers ou instagrammers, surtout parmi ceux ciblant un public arabophone, arrivent à décrocher des abonnements qui se comptent par millions.

    «Je suis fière de constater que des jeunes arrivent à en faire un métier à temps plein et font preuve de beaucoup de créativité. Des agences spécialisées, avec leur armada d’infographistes, sont parfois incapables de réaliser des contenus et montages aussi beaux que ceux d’un bloggeur», confie Soukaïna.

    Derrière le buzz que ces geeks arrivent à créer, il y a d’abord des talents. «Les marques sont plus nombreuses à faire confiance à ces influenceurs, et à opter pour des partenariats sur le long terme, car conscientes de l’importance accrue de la présence sur le web», souligne la bloggeuse. Les geeks peuvent ainsi monnayer leurs posts en faveur des marques.

    Cela dit, la notoriété ne suffit pas. Pour faire de son activité sur les réseaux sociaux une véritable source de revenu, il faut savoir se vendre et exploiter toutes les opportunités qui se présentent.

    Pour sa part, Soukaïna a déjà été sollicitée par des enseignes de restauration. Mais elle ne fait pas de son statut d’influenceuse son unique source de revenu. Elle continue, en parallèle, à travailler en freelance dans la com et l’évènementiel. Son rêve, rester libre de son temps et continuer à partager ses passions avec ses followers.

    Ahlam NAZIH   

     

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