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    Une journée pour activer l’ascenseur social en entreprise

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5409 Le 11/12/2018 | Partager
    La 4e édition organisée par la Fondation marocaine de l’étudiant à la CGEM
    Masen, Atlanta, BMCI… De grands groupes mobilisés pour l’égalité des chances en matière d’éducation et d’insertion professionnelle
    Ateliers softskills, programmes de prise de confiance en soi, bourses de vie… Les outils déployés!
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    L’égalité des chances en matière d’éducation et d’insertion professionnelle est un domaine sur lequel investissent de plus en plus d’entreprises sous nos latitudes. De grands groupes comme Atos ou encore Lean In déploient bon nombre de dispositifs anti-discrimination particulièrement efficaces tels que des programmes de prise de confiance en soi ou encore des ateliers de développement des softskills (Ph. Pixabay)

    Pousser les entreprises du Royaume à activer l’ascenseur social en termes d’éducation et d’insertion professionnelle. C’est dans cette optique que la Fondation marocaine de l’étudiant (FME) vient d’organiser pour la quatrième année consécutive, en collaboration avec l’association française Article 1 et sa communauté Different Leaders, la Journée mondiale de l’égalité des chances.

    Un évènement qui a permis de mettre en lumière les dispositifs actuellement déployés par de grands groupes dans un domaine aux retombées particulièrement positives pour le développement du pays.

    La manifestation, récemment tenue au siège de la CGEM mais également dans 6 pays différents, vient en réponse au manque réel d’inclusion sociale et économique récemment souligné dans le diagnostic du dernier rapport de la Banque mondiale. Un problème sur lequel les entreprises peuvent agir directement en s’impliquant directement ou indirectement.

    «Les grandes organisations marocaines peuvent fournir une réponse aux inégalités sociales et professionnelles qui touchent actuellement nos jeunes. Et cela doit passer par une égalité d’accès à l’éducation et par un recrutement sans discrimination», déclare ainsi le président de la FME Hamid Ben Elafdil.

    Un évènement qui donnait à voir des exemples parlants et concrets de réussite en matière d’égalité dans l’éducation, vecteur représentant selon Mandela l’arme la plus puissante pour changer le monde. Parmi les entreprises les plus impliquées dans ce domaine sous nos latitudes, l’on retrouve tout d’abord la BMCI et sa célèbre fondation créée il y a près de dix ans de cela.

    L’organisme a en effet équipé depuis 2009 pas moins de 136 écoles publiques primaires situées dans des quartiers défavorisés. «La lecture est un des préalables de base permettant d’instruire et d’éduquer les jeunes», explique dans ce sens Karima Benabderrazik, directrice communication de BMCI. Le leader du secteur bancaire a également offert des «bourses de vie» à près d’une cinquantaine de jeunes filles de la région de Chefchaouen pour les pousser à rejoindre les bancs des écoles.

    Autre structure également très engagée sur ce créneau, Masen est quant à elle dotée d’une direction entièrement dédiée au développement local et notamment humain. Le groupe a notamment offert près d’une vingtaine de bourses à des jeunes issus de ses régions d’implantation. Un moyen de désenclaver autant que possible ces populations en les dotant de compétences essentielles.

    Mais pas seulement. L’Agence marocaine pour l’énergie solaire a également créé la première course d’obstacle marocaine en octobre dernier et sponsorisé diverses manifestations sportives dont notamment l’Ultra marathon de Ouarzazate. «Les loisirs et le sport font partie intégrante du développement humain à nos yeux», confie  le directeur développement local de Masen Tarik Moudden.

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    Enfin, Atlanta s’intéresse de son côté à l’abandon et au décrochage scolaire. La compagnie d’assurance finance ainsi chaque année la réhabilitation d’écoles au sein de la région du Grand Casablanca.

    Bon nombre d’entreprises du pays tentent de leur côté d’améliorer les chances des jeunes les moins bien lotis de mettre la main sur un emploi. Ainsi, Atos Maroc comporte une association composée exclusivement de cadres bénévoles du groupe doublés de la casquette de coachs certifiés. La structure, totalement bénévole, propose à plusieurs centaines de jeunes des ateliers visant à développer leurs softskills pour intégrer plus facilement le marché du travail.

    Des sessions de formation adaptées aux besoins de chaque candidat et auxquelles tout un chacun peut souscrire en s’informant via les réseaux sociaux. «Nous recevons plusieurs centaines de demandes par mois. Il revient au candidat de choisir la thématique correspondant le plus à ses attentes. Ainsi, un jeune éprouvant des difficultés à parler devant un auditoire s’orientera tout naturellement vers un atelier de Public Speaking», souligne  le président de Hummingbird et ingénieur à Atos Maroc Radouane Soudi.

    Autre exemple de réussite en matière d’insertion professionnelle équitable, celui de la plateforme Lean In, créée à l’origine aux Etats-Unis et qui milite activement pour l’expansion de la femme. L’association possède notamment un programme de prise de confiance en soi  destiné aux jeunes filles issues de milieux défavorisés. Ce dernier, baptisé «Leader en Herbe», inclut entre autre des ateliers de soft skills, mais également de sport, de développement de Networking ou encore de négociation de contrat de travail.

    «Nos sessions visent avant tout à révéler le potentiel de nos bénéficiaires et  leur permettre de prétendre à des postes de leaders», confie la présidente de Lean In Leila Bazzi.

    Une fondation particulièrement dynamique

    Créée en 2001, la Fondation marocaine de l’étudiant (FME) s’est fixée pour mission de permettre aux bacheliers les plus brillants issus de milieux défavorisés de poursuivre des études correspondant à leur niveau académique dans des établissements supérieurs privés ou publics de renom et les accompagner rigoureusement jusqu’à leur insertion professionnelle. L’organisme garantit ainsi à chaque bénéficiaire l’obtention d’une bourse de vie mais également un accompagnement régulier par un cadre supérieur ou chef d’entreprise tout en renforçant ses capacités linguistiques. L’organisme a octroyé pas moins de 1500 bourses depuis sa création et collabore actuellement avec près d’une centaine d’entreprises partenaires.

    Karim AGOUMI

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