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    Economie

    Sommet intergouvernemental sur les migrations: Ils ont dit…

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5409 Le 11/12/2018 | Partager
    Objectif: déjouer la désinformation autour du pacte mondial
    Petits et grands pays promettent de passer à l’action

    Ils sont tous d’accord: 70 ans après la déclaration des droits humains, il était temps de se pencher sur la situation des migrants. Le président des Comores a appelé les leaders à faire preuve de courage, le Royaume d’Eswatini, le plus vulnérable au monde, donne une leçon en affirmant ne jamais avoir fermé ses frontières, quand Alexis Tsipras, Premier ministre de la République hellénique, enjoint à surmonter les divergences de points de vue. D’autres sont venus comme le Belge Charles Michel, ou ont envoyé leur représentant comme la France, pour assurer leur soutien au pacte malgré les levées de boucliers dans leur propre pays. Déjouer la désinformation autour du pacte mondial et passer à l’action étaient les mots d’ordre.

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    ■ Angela Merkel, chancelière de la République fédérale d’Allemagne

    «C’est une journée historique. L’heure est venue, 70 ans après la déclaration des droits humains, de se pencher sur la question des migrations. L’Allemagne connaît bien le concept de liberté de circulation pour trouver un emploi. C’est d’ailleurs un gage de prospérité pour nous tous. Nous aurons besoin de davantage de main-d’oeuvre dans les années à venir. Nous sommes intéressés par ces migrations.
    Le franchissement des frontières ne peut être décidé par les passeurs dont l’argent sert à déstabiliser nos pays entre drogue et achat d’armes. Je représente un pays qui dans un autre temps a subi le nationalisme engendrant l’une des plus importantes tragédies humaines».

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    ■ Nasser Bourita, président de la conférence

    «Nous mesurons plus que jamais que l’interdépendance des Etats est aussi réelle que notre responsabilité partagée. Ce multilatéralisme est justement une preuve de la souveraineté de nos Etats. Cette conférence est celle de l’engagement et de l’action entre les intérêts des Etats et la dignité humaine».

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    ■ Pedro Sanchez Perez-Castejon, président du gouvernement espagnol

    «Nous devons combattre cette instrumentalisation du pacte pour en faire un appel à la haine qui est uniquement à des fins politiques. N’oublions pas les erreurs du passé. Les migrants ne sont pas une menace, mais bel et bien des victimes».

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    ■ Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État français auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

    «Malgré les soulèvements que nous vivons actuellement et les déclarations de Madame Le Pen, la France n’a jamais envisagé de ne pas être présente aujourd’hui à Marrakech. Nous nous devions d’être ici pour ce pacte qui est une véritable boîte à outils pour gérer au mieux les questions migratoires».

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    ■ Charles Michel, Premier ministre du Royaume de Belgique

    «Des débats vifs sont intervenus en Europe colportant mensonges et contre-vérités. J’ai été moi-même confronté à des divisions au sein du Parlement, mais nous sommes arrivés à plus des 2 tiers des parlementaires engagés à soutenir le pacte. Je suis ici pour montrer que la Belgique sera là encore du bon côté de l’histoire».

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    ■ Juan Carlos Varela Rodriguez, président de la République du Panama

    «Je viens d’un petit pays, mais qui a de grandes responsabilités. Beaucoup de personnes perdent la vie en traversant les forêts tropicales de notre région. Je pense à cet enfant dont la mère a perdu la vie à nos frontières. Les douaniers lui ont donné mon prénom et son origine pour nom. Il s’appelle Juan Afrique, il vit aujourd’hui seul au Panama, et c’est lui qui m’a donné l’envie de me battre».

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    ■ Azali Assoumani, président de l’Union des Comores

    «Je constate avec regret que certains pays se sont désistés car ce pacte ne vise qu’une chose: sauver des vies et mettre les migrants et les réfugiés à l’abri. En nos qualités de leaders, faisons preuve de courage».

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    ■ Ambrose Mandvulo Dlamini, Premier ministre du Royaume d’Eswatini

    «Nous sommes le pays le plus petit et le plus vulnérable, qui abrite les populations parmi les plus pauvres au monde. Nous avons souvent fait face à l’arrivée des migrants et nous n’avons jamais fermé nos frontières. Nous faisons face avec nos propres moyens». 

    Joséphine ADAM

     

     

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