×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    «Gilets jaunes»: Une 4e journée de violences en France

    Par L'Economiste | Edition N°:5408 Le 10/12/2018 | Partager
    Tirs de gaz lacrymogènes, des vitrines brisées et des voitures brûlées à Paris
    Une douzaine de blindés dans la capitale et une stratégie d’interpellation déployée
    gilets-jaunes-008.jpg

    Tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Elysées,  des vitrines brisées et des voitures brûlées…La fronde qui a réuni 125.000 personnes, ne s’est toujours pas calmée (Ph. AFP)

    Aux Etats-Unis et en Turquie aussi, le mouvement des «gilets jaunes» est suivi  de près. Recep Tayyip Erdogan, le président Turc a critiqué l’attitude des autorités françaises à l’égard des manifestants et a parlé de «violence disproportionnée».

    Pour le président américain, focalisé sur l’accord de Paris, la mobilisation du samedi 8 décembre prouve aussi que «les gens ne veulent pas payer de grosses sommes d’argent pour protéger l’environnement». Une nouvelle attaque qui intervient au moment où près de 200 pays sont réunis, en Pologne, pour la 24e conférence mondiale sur le climat.

    La quatrième journée de mobilisation en France a réuni 125.000 manifestants, soit un peu moins que le 1er décembre, selon le ministre de l’intérieur Christophe Castaner. Si la matinée a été relativement calme, des heurts ont éclaté dans l’après-midi à différents endroits. Tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Elysées,  des vitrines brisées et des voitures brûlées à Paris.

    A Bordeaux, le défilé de plusieurs milliers de participants a dégénéré en fin de parcours et des affrontements violents se sont également produits à Toulouse, où plusieurs milliers de personnes refoulées hors du centre-ville à coups de gaz lacrymogènes ont érigé et incendié des barricades.

    Les forces de l’ordre, qui avaient semblé totalement dépassées il y a une semaine, ont repris le dessus par rapport aux casseurs. Le dispositif sécuritaire a été alourdi: 89.000 policiers et gendarmes mobilisés dans toute la France, dont plus de 8.000 à Paris.

    Pour la première fois, une douzaine de blindés de la gendarmerie ont été déployés dans les rues de la capitale, et une stratégie d’interpellations a été déployée avec des forces de sécurité beaucoup plus mobiles. Des centaines de contrôles ont été menés en amont, la veille ou dès l’aube, afin d’empêcher les profils à risque de défiler et de saisir tout matériel pouvant blesser ou servir de projectile. Sur le terrain, il fallait aussi montrer patte blanche pour s’approcher des Champs-Elysées, les CRS fouillant fréquemment les sacs et vérifiant les identités.

    Près de 1.385 interpellations qui ont donné lieu à 975 gardes à vue ont été effectuées par les forces de l’ordre. De nouvelles mesures en réponse à cette crise mettant son quinquennat à l’épreuve devraient être annoncées par  le président français Emmanuel Macron.

    Cible récurrente des manifestants, à coup de «Macron démission», le président français n’a pas pris la parole publiquement depuis le 1er décembre. Il a laissé jusque là le premier ministre Edouard Philippe monter au front, devant le Parlement et les médias. Selon le premier ministre, «le temps du dialogue est là» et «il faut désormais retisser l’unité nationale», mise à mal par cette fronde populaire inédite.

    K. M. (avec agences)

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc