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    Economie

    Conférence intergouvernementale sur les migrations: Les grandes ambitions du Pacte mondial

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5408 Le 10/12/2018 | Partager
    1er accord négocié entre gouvernements, sous les auspices des Nations unies
    Objectif: Déverrouiller un dialogue brouillé par des intérêts et positions contradictoires
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    Une migration mal réglementée a de lourdes conséquences comme des infrastructures sociales totalement dépassées et les risques parfois mortels entrepris lors de voyages périlleux (Ph L’Economiste)

    Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a 23 objectifs. Il s’agit déjà de la collecte et de l’utilisation des données pour élaborer des politiques fondées sur la connaissance des faits. La base.

    En vrac, il vise à renforcer l’action transnationale face au trafic de migrants, à chercher des solutions de rechange au placement en rétention administrative, ou à leur assurer l’accès aux services de base. Plus d’une vingtaine de recommandations sont au centre de ce pacte, qui repose sur des valeurs telles que la souveraineté des États, le partage des responsabilités, la non-discrimination et les droits de l’homme.

    Après 18 mois de consultations et négociations, les 123 membres de l’ONU se sont mis d’accord sur ce texte, en juillet 2018. Il s’agit du tout premier accord global des Nations unies sur une approche commune des migrations internationales dans toutes ses dimensions.

    Une coopération essentielle pour optimiser les avantages globaux de la migration, tout en tenant compte des risques et des défis que rencontrent les migrants et les communautés dans les pays d’origine, de transit ou de destination. Car encore trop d’intérêts et de positions contradictoires entre les pays du Nord et du Sud bloquent ce dialogue mondial. Le pacte questionne également l’apport des acteurs non étatiques ou intra-étatique dans la promotion d’une nouvelle réflexion sur la question de la migration et sa gouvernance.

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    Les immigrés clandestins, en plus de vivre des situations souvent dramatiques, subissent aussi de plein fouet les affres du racisme. Peut-être est-ce là l’occasion de rappeler que la migration offre d’immenses possibilités et avantages pour les migrants eux-mêmes, les communautés d’accueil et les communautés d’origine. Ils sont plus de 258 millions à vivre en dehors de leur terre de naissance... (Ph L’Economiste)

    Plus de 258 millions de migrants dans le monde vivent hors de leur pays de naissance. Avec le temps, ce chiffre augmente en raison d’une croissance démographique globale, d’une connectivité croissante, du renforcement des inégalités ou des changements climatiques.

    Une migration mal réglementée a de lourdes conséquences comme des infrastructures sociales totalement dépassées et les risques parfois mortels entrepris lors de voyages périlleux. Si le phénomène ne cesse de s’amplifier, il faut rappeler que la migration offre d’immenses possibilités et avantages pour les migrants eux-mêmes, les communautés d’accueil et les communautés d’origine.

    L’un des objectifs visés est de créer des conditions favorables pour que les migrants puissent mettre leurs capacités humaines, économiques et sociales, au profit des sociétés. Qu’ils participent pleinement, et ouvertement, au développement durable aux niveaux local, national, régional et mondial.

    Les chefs d’État et de gouvernement et les hauts représentants sont donc attendus à Marrakech, les 10 et 11 décembre prochain, pour son adoption. Une manière de réaffirmer la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, dans laquelle il est reconnu qu’ils sont confrontés à beaucoup de difficultés et de vulnérabilités communes.

    Si le pacte est adopté de fait à l’ouverture de la conférence intergouvernementale, il faudra ensuite que chaque pays, qui le souhaite, engage une procédure de ratification au niveau de son parlement. Histoire d’adapter le plus possible ces 23 ambitieux objectifs à ses propres réalités.

    Une conférence qui crée le «suspense»

    Si le pacte mondial sur les migrations a été validé en juillet dernier à New York, plus la date de cette conférence intergouvernementale à Marrakech approchait, et plus les chefs d’Etats et de gouvernements se désistaient. Seuls des représentants sont dépêchés, quand d’autres pays ont officiellement décidé de ne pas venir. Rappelons déjà que Donald Trump n’avait pas pris part en décembre 2017 à l’élaboration de ce texte. Le flou a donc plané jusqu’aux derniers jours avant l’événement. Controversé, peu pris au sérieux? Le texte fait grincer quelques dents comme son 22e objectif qui parle de prestations sociales pour les migrants.

    J.A.

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