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    Culture

    Festival du film de Marrakech: Jillali Ferhati, l’homme qui décroche toutes les récompenses!

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5407 Le 07/12/2018 | Partager
    Le 17e Festival du film de Marrakech vient de lui rendre hommage
    Il reçoit l’Étoile d’Or des mains du critique de cinéma, Hammadi Guerroum
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    Le réalisateur marocain, Jillali Ferhati, reçoit l’hommage du public et du Festival international du film de Marrakech pour sa riche carrière (Ph. Mokhtari)

    Des larmes pour Jillali Ferhati. L’hommage à ce grand réalisateur, scénariste et acteur n’a été qu’émotion. La 17e édition du Festival du film de Marrakech (FIFM) a choisi de lui remettre l’Étoile d’Or, comme De Niro et Varda avant lui. Cette grande figure du cinéma marocain contemporain était accompagnée, sur la scène du palais des congrès, par un ami du festival et critique de cinéma, Hammadi Guerroum.

    Pour lui, Ferhati «fait partie de la lignée des grands conteurs». Pourtant, il n’a pas l’air d’y croire vraiment. Il semble recevoir ces honneurs avec étonnement, recul, comme un rêve éveillé. Lui qui pourtant affiche un impressionnant tableau de chasse de médailles. Il fait bien partie des grands conteurs, s’inspirant surtout, dans son cinéma, de la société, de sa dynamique et de ses préoccupations.

    Son premier long-métrage, «Une brèche dans le mur», de 1977, a été repéré lors de la Semaine de la critique au Festival de Cannes. Un pied à l’étrier prometteur. Depuis, les distinctions n’ont jamais cessé de ponctuer sa longue carrière.

    En 1982, le réalisateur revient sur la croisette pour la Quinzaine des réalisateurs avec son film «Poupées de roseau», largement récompensé. Il a en effet décroché le grand prix du Festival de Valence, le prix de la mise en scène et le prix de la meilleure interprétation féminine pour Souad Ferhati au premier Festival national du film au Maroc.

    Avec son film «La plage des enfants perdus», un poignant drame social, il fixe sur la pellicule la beauté des paysages de la lagune de l’oued Tahadart. Le réalisateur marocain y aborde l’enfermement d’une femme enceinte d’un homme dont elle n’est pas mariée, le mensonge et les apparences à préserver.

    Un film à la fois poétique et engagé, sorti en 1991, qui a été sélectionné dans le cadre de la compétition officielle du Festival de Venise, et a décroché le grand prix et le prix d’interprétation féminine, en plus du grand prix du cinéma africain de Milan.

    Puis, il choisit de parler d’émigration dans «Chevaux de fortune», pour aborder là encore les douleurs des femmes dans «Tresses», enchaînant avec «Mémoire en détention» en 2004 où il raconte l’histoire d’un ancien prisonnier politique à la recherche de ses souvenirs perdus.

    Sur la scène du palais des congrès de Marrakech, alors qu’il a du mal à retenir ses larmes, Ferhati a dédié cet hommage à ses enfants, présents à ses côtés, ajoutant à l’attention de son public «merci infiniment pour l’amour que vous me portez». Un long discours rendu impossible par l’émotion pour cet homme de lettres et de culture qui imprime dans le temps l’histoire du 7e art marocain.

    J. A.

     

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