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    International

    Gilets jaunes: Le mouvement ne désarme pas

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5407 Le 07/12/2018 | Partager
    Une nouvelle mobilisation prévue pour le samedi 8 décembre
    Plusieurs pays européens touchés par des vagues de protestation

    Les «Gilets jaunes» ne décolèrent pas. Malgré les apaisements formulés par le président  Emmanuel Macron  assortis du gel l’année prochaine de la hausse de taxation sur le carburant, la grogne se poursuit. Des manifestations d’envergure sont annoncées pour le samedi 8 décembre dans plusieurs villes françaises dont la capitale. 

    Déclenché en France depuis le 17 novembre, ce mouvement populaire s’est rapidement exporté vers d’autres pays européens où le gilet jaune fait office d’étendard. (Voir encadré ci-contre). D’où le danger que redoutent les gouvernants. Surtout, en France où le mouvement n’est pas encadré et rejette toute implication des institutions intermédiaires.

    Or, le troisième samedi de mobilisation s’était transformé en scènes de guérilla urbaine dans plusieurs quartiers huppés de Paris. Aux Champs-Elysées, des batailles rangées avaient eu lieu entre manifestants (non autorisés)  et forces de l’ordre. Voitures cramées, jets de pierres, pillage de magasins et destruction de commerces ont fait le lot de certains «éléments perturbateurs» ayant infiltré le mouvement de protestations.

    Le bilan de cette journée s’était avéré particulièrement lourd: 90 blessés recensés, dont 14 parmi les forces de l'ordre. Et plus de 200 personnes ont en outre été interpellées. La journée avait réuni quelque 75.000 manifestants dans tout le pays, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

    Entre gouvernement et opposition, les réactions furent diamétralement opposées. Sans apporter un quelconque apaisement pour les Gilets jaunes. Pour le gouvernement français, qui avait réagi avec virulence,  les heurts entre manifestants et policiers ont été qualifiés «d’insultes à la République» Alors que l'opposition estimait «qu’une poignée de casseurs» vise à discréditer un mouvement «d’une puissance croissante et redoutable».

    Sur le même ton, le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit «choqué» par des scènes d'une «violence rarement atteinte». «Au risque d’être vieux jeu, j’ai été choqué par les images portant atteinte aux symboles de la République», a-t-il déclaré depuis le poste de commandement de la préfecture de police de Paris.

    «La flamme du soldat inconnu. Voilà ce qu'ils attaquent en ce moment», a renchéri le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, bien que certains Gilets jaunes aient par la suite été filmés en train de se positionner tout autour pour la protéger.

    En revanche, le leader des insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a apporté une lecture bien différente de la situation, insistant sur le rôle joué par les forces de l'ordre dans les heurts. «Incroyable acharnement contre les manifestants pacifiques place de l'Etoile», a-t-il écrit sur Twitter. «Pour bien comprendre: place de l'Etoile, les manifestants sont encerclés dans une nasse et bombardés sans issue. Dixit Mélenchon.

    Le mouvement essaime

    Récupérés par des mouvements de droite ou de gauche selon les pays, les «gilets jaunes» français ont essaimé à travers l'Europe. Belgique, Allemagne, Bulgarie, Pays-Bas, Serbie… Le mouvement français s’exporte vers plusieurs pays européens. Avec toutefois, un succès encore relatif.
    Les blocages se concentrent en Wallonie, dans la province du Hainaut proche de la France, mais aussi à Namur et à Liège. Quant à la Flandre, bien plus aisée, elle reste globalement à l'écart des protestations wallonnes qui portent sur la vie chère, les fins de mois difficiles et le prix des carburants.

    A.G.

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