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    Economie

    PLF 2019: Les agriculteurs veulent plus d’incitations

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5407 Le 07/12/2018 | Partager
    Lobbying des professionnels lors de l’examen du budget sectoriel
    Le ministre de tutelle s’engage sur une série de mesures
    Suppression de la taxe locale pour l’accès au marché de gros
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    Les professionnels du secteur agricole ont défendu leurs doléances lors de l’examen du projet de loi de finances à la Chambre des conseillers. Les discussions ont permis d’aboutir à un consensus autour de certaines incitations, «favorisant un développement équilibré du secteur» (Ph. Bziouat)

    Les professionnels du secteur agricole se sont mobilisés à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances 2019, pour faire du lobbying autour de leurs principales doléances. La Fédération des chambres d’agriculture avait présenté une série de propositions, notamment pour «favoriser un passage sans heurts au nouveau régime fiscal», selon des professionnels.

    Certaines de ces doléances ont été relayées par des affiliés à cette Fédération, membres des deux Chambres du Parlement. C’est le cas notamment d’une série de mesures, cautionnées par le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, lors de l’examen du budget sectoriel de ce département, en commission à la Chambre des conseillers.

    Pour Lahbib Bentaleb, président de la Fédération des chambres d’agriculture, également conseiller à la 2e Chambre, «la prise en compte des propositions des professionnels permettra d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur, et favoriser l’instauration de mesures plus équitables en faveur des petits agriculteurs. Ce qui devra se traduire par un plus grand équilibre des composantes du secteur».

    Lors de l’examen du budget sectoriel du ministère de l’Agriculture, Akhannouch s’est engagé à œuvrer pour la suppression de la taxe locale pour l’accès aux marchés de gros, fixée à 7%, en plus de la TVA. Ceci est d’autant plus important que «les petits agriculteurs, fortement pénalisés par cette taxe locale, sont privés de la récupération de la TVA», selon un professionnel.

    Pour lui, «cette mesure, qui permettra un meilleur accès des petits agriculteurs aux marchés, devra atténuer l’importance du phénomène des intermédiaires et des spéculateurs dans ce secteur». Elle est aussi «en conformité avec les orientations contenues dans le discours royal à l'occasion de l'ouverture de la session parlementaire», selon Lahbib Bentaleb.

    Le ministre de l’Agriculture a également promis d’examiner la possibilité d’octroyer aux petits agriculteurs collecteurs le statut d’exportateurs indirects. Ce qui leur permettra de bénéficier des mêmes incitations que les grandes exploitations, ayant le statut d’exportateurs directs.

    Pour ce qui est de l’impôt agricole, le ministre a fait savoir que son implémentation a pris en compte les besoins de compétitivité de la production nationale, la spécificité du secteur et son poids dans le tissu économique. Il s’est engagé à maintenir les taux actuels au-delà de la période transitoire, qui prendra fin en 2020.

    Les professionnels ont réussi à mettre la pression pour préserver les taux incitatifs actuels, fixés à 17,5% pour l’IS et 20% pour l’IR. Ils avancent que «cela est important vu les contraintes dont souffrent les agriculteurs, notamment celles liées à des facteurs comme les changements climatiques, la volatilité des prix…».

    Des conseillers de la 2e Chambre, également membres de la Fédération des chambres d’agriculture, ont insisté sur l’importance de ces mesures pour favoriser la mise à niveau du secteur, comme cela est pratiqué dans d’autres pays. Ils donnent l’exemple de «la Turquie et de l’Egypte, où les agriculteurs bénéficient de grandes subventions». I

    dem pour d’autres Etats comme la Tunisie, ayant opté pour un faible taux pour les activités agricoles. Ces dernières sont taxées à 10% pour l’IS contre 30% pour les autres secteurs.

    Investissements, auto-financement...

    Au-delà des mesures sur lesquelles s’est engagé le ministre de l’Agriculture, les professionnels du secteur défendent d’autres doléances, portées par le président de la Fédération des chambres d'agriculture, également membre de la Chambre des conseillers. C’est le cas notamment de la proposition liée à la retenue d’un montant prévisionnel pour les investissements. Prélevé sur les bénéfices bruts, il doit être domicilié dans un compte spécial en vue de garantir un auto-financement des investissements agricoles. «Cela devra renforcer la capacité de négociation des agriculteurs vis-à-vis des établissements bancaires», selon Bentaleb. Il plaide également pour l’exonération de la TVA, avec possibilité de déduction pour les équipements destinés à l’usage agricole. Cela, «en vue de favoriser la modernisation du secteur, qui constitue l’un des principaux objectifs du Plan Maroc Vert», a-t-il indiqué.

    M.A.M.

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