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    Analyse

    Nucléaire: Traque aux sources inconnues

    Par L'Economiste | Edition N°:5400 Le 28/11/2018 | Partager
    L'inventaire exhaustif des rayonnements ionisants lancé
    Objectif, se doter d’un registre national début 2020
    Une politique nationale de la gestion des déchets radioactifs en cours

    En plus de la mise à niveau du cadre réglementaire, l'AMSSNuR est aussi engagée dans d’autres chantiers de prime importance. Parmi eux, la préparation du registre national des sources de rayonnements ionisants (SRI). La nouvelle agence a lancé, début 2018, une étude pour effectuer un inventaire exhaustif des installations et activités impliquant les SRI, l'objectif étant de se doter d’une cartographie nationale en la matière.

    «Cela va garantir la traçabilité de ces sources et le suivi de leurs mouvements. Et éventuellement identifier les sources non déclarées ou répertoriées et reconnues en tant que sources orphelines», selon la direction de l’agence qui prévoit la mise en place de ce registre au plus tard début 2020.

    Pour ce faire, l’agence s’est déjà lancée dans l’installation de la plateforme qui va abriter ce registre. Il s’agit du système RAIS (Regulatory Authority Information System) développé par l’AIEA pour assister les organismes nationaux de réglementation dans la gestion de leurs activités, et ce conformément aux normes et aux orientations internationales de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques.

    Parmi les priorités de l'agence, la préparation d’une Politique nationale de gestion des déchets radioactifs et du combustible usé (GDR-CU). Cette politique constitue un engagement pour traiter ce type de déchets de manière coordonnée et coopérative avec toutes les parties concernées, et en conformité avec les accords et les instruments internationaux signés et/ou ratifiés par le Maroc, est-il indiqué dans l’introduction du projet de texte relatif à cette politique.

    Sur ce volet, il convient de signaler que les déchets radioactifs pourraient être générés par les applications nucléaires et radiologiques telles que la médecine nucléaire et les industries (cimenterie, radiographie, papeterie…), la recherche et la production des radioisotopes (telles que les installations opérées par le CNESTEN, y compris le réacteur TRIGA II. Depuis 2009, le volume des déchets solides générés par ce dernier ainsi que les autres laboratoires du CNESTEN avoisine 1.400 litres dûment traités et conditionnés dans des fûts. Quant aux effluents liquides générés par le réacteur, ils se trouvent dans leur bac de rétention en cours de remplissage.

    Le parc radioactif en chiffres

    Largement mis en œuvre dans tous les secteurs socioéconomiques, les rayonnements ionisants sont de plus en plus utilisés dans le secteur médical, qui compte plus de 8.000 générateurs électriques de rayons X dont 4.000 sont dédiés spécifiquement à la radiologie dentaire. A cela s’ajoute plus de 45 accélérateurs de particules, 2 Gamma Knife, 17 sources HDR, 23 centres de médecine nucléaire. Au-delà de ce grand domaine, 1.000 sources de rayonnements dont 700 sources radioactives sont mises en œuvre dans des secteurs d’activités plus diffus, tels que la radiographie industrielle, les activités de recherche, la détection de plomb dans les peintures, les sciences de l’environnement, l’industrie des agrégats ou du ciment, les sciences de la Terre, ou encore le secteur agroalimentaire.

    N.E.A.

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