×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Nucléaire: Le Maroc serre la vis

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5400 Le 28/11/2018 | Partager
    La sécurité, l'un des chantiers prioritaires de la nouvelle agence AMSSNuR
    7 projets de textes en cours d’abrogation
    A fin octobre 2018, 1.620 autorisations mettant en jeu des rayonnements ionisants délivrées
    nucleaire_00.jpg

    Depuis fin octobre 2016, AMSSNuR assure l’octroi des autorisations aux opérateurs dans les activités mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants. Le nombre total des autorisations délivrées à fin octobre dernier s’élève à 1.620. La part du lion revient au secteur médical avec plus de 1.000 autorisations

    Nouveau chantier pour l'Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR). Ce nouvel organisme, créé en 2016, s’attaque désormais à l’adaptation du cadre réglementaire national aux conventions et normes internationales.

    Une mission qui figure parmi les principaux axes de la stratégie de l’agence couvrant la période 2017-2021. Elle s'inscrit dans la feuille de route qui arrête la liste de 17 textes réglementaires à réviser, à élaborer ou à abroger, selon les nouvelles dispositions de la loi n° 142-12 fixant les missions de l’agence.

    Les travaux du conseil d’administration de l'établissement, tenus en octobre dernier, ont fait le point sur les actions déjà réalisées et les chantiers lancés. «Sur les 17 textes, 7 sont en cours d’approbation, 4 sont en phase finale d’élaboration et seront soumis au chef du gouvernement au plus tard début 2019», indique Khammar Mrabit, DG d’AMSSNuR.

    «Les 6 autres sont programmés pour l’exercice 2019-2020», ajoute-t-il. Parmi les textes en cours d’approbation, celui portant sur le régime d’autorisations des activités et installations mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants (SRI).

    A ce titre, il convient de rappeler que la délivrance de ces autorisations relève, depuis octobre 2016, des compétences de la nouvelle agence, alors qu’elle était auparavant assurée par le Centre national de radioprotection, un établissement du ministère de la Santé. Un programme d’instruction des demandes d’autorisation a été mis en place par l’agence à travers son site web (www.amssnur.org.ma).

    «Le nombre d’autorisations délivrées jusqu’à fin octobre 2018 dépasse 1.620, soit une moyenne de 810 actes par an à raison de 4 autorisations par jour», est-il indiqué. Le grand lot revient aux activités médicales avec plus de 1.000 autorisations, suivi du secteur de l’industrie (voir tableau).

    La mission de l’agence ne se limite pas seulement à délivrer des autorisations mais également à assurer par la suite l’inspection des conditions d’exploitation et de fonctionnement des installations utilisant des SRI. Un programme d’inspection a été mis en place par la nouvelle agence afin d'établir, au niveau national, un état des lieux sur la situation en matière de sûreté et de sécurité radiologiques et nucléaires des activités et des installations mettant en œuvre des SRI.

    «L'objectif est aussi de veiller à la radioprotection des travailleurs, des patients, du public et de l’environnement», précise Mrabit. «La campagne d’inspection 2017 a concerné 126 établissements dans dix régions du pays, ce qui dénote l’adhésion des opérateurs à la démarche d’accompagnement initiée par notre agence», se réjouit le DG d’AMSSNuR. La région de Casablanca vient en tête avec 47 opérations d’inspection, suivie de celle de Rabat (25) et de Marrakech (14).

    Près de 76% des opérations d’inspection ont concerné des installations médicales avec en tête les générateurs à rayons X suivis des scanners et des mammographes. Les installations industrielles arrivent en deuxième position avec une part de 18% du total des opérations d’inspection réalisées en 2017.

    Signalons par ailleurs que ce programme d’inspection a également concerné le transport des sources radioactives, le transit et l’importation d’équipements radiologiques. Sans oublier le réacteur nucléaire de recherche du CNESTEN.

    «L’engagement affiché par les établissements inspectés de mettre en œuvre les recommandations émises est rassurant. Certains d’entre eux, publics et privés, ont notifié à l'agence la mise en application effective de l’ensemble des actions correctives formulées dans nos rapports d’inspection», conclut le DG d’AMSSNuR.

    Les premiers constats

    Les opérations d’inspection ont permis de relever un certain nombre de constats. Premièrement, on relève que les missions de la personne compétente en radioprotection ne sont généralement pas assurées de manière adéquate dans la majorité des établissements inspectés. Les équipements de protection individuelle courants (le tablier) sont en général disponibles pour 80% des établissements. Les opérations d’inspection ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les procédures de gestion des déchets radioactifs dans les services de médecine nucléaire. Le même constat est valable en ce qui concerne la mise en place ou le renforcement des mesures ou des plans d’urgence documentés dans un certain nombre de services inspectés.

    Noureddine EL AISSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc