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    Entreprises

    Mission économique: Les Belges font le forcing

    Par Nadia DREF | Edition N°:5399 Le 27/11/2018 | Partager
    408 hommes d’affaires en BtoB avec leurs homologues marocains
    Mines, EnR, logistique, construction, santé… les secteurs ciblés
    La Belgique veut devenir un hub logistique pour l’export marocain vers l’UE
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    La princesse Astrid appuie le partenariat Maroc-Belgique. Il existe une réelle complémentarité en particulier dans le domaine industriel où le Maroc commence à prendre son envol après avoir réussi à attirer de grands groupes internationaux dans l’automobile, l’aéronautique, l’électronique… (Ph. Map)

    Grosse offensive belge sur le Maroc. Plus de 400 opérateurs sont en visite au Royaume dans le cadre d’une mission économique qui se tient du 25 au 30 novembre. Ils représentent 251 entreprises opérant dans différents domaines. Des rencontres BtoB sont organisées, tout au long de la semaine, avec les opérateurs nationaux à travers différentes étapes: Casablanca, Rabat et Tanger.

    Objectif: développer des partenariats commerciaux ou des joint-ventures pour attaquer ensemble les marchés local et africain. Les secteurs ciblés sont la construction, les infrastructures et la logistique, ainsi que l’énergie dont le renouvelable ou encore l’environnement, le secteur bancaire, la santé et la chimie.

    «Nous voulons donner une nouvelle impulsion aux initiatives porteuses de nouvelles collaborations bilatérales», tient à préciser Pierre Yves Jeholet, ministre wallon de l’Economie, de l’Industrie, de la Recherche, de l’Innovation, de l’Emploi et de la Formation, à l’ouverture du Forum maroco-belge à Casablanca.

    Pour booster la coopération économique qui reste en deçà des relations politiques, cette mission est présidée par SAR la princesse Astrid de Belgique qui est accompagnée de 5 ministres fédéraux et régionaux. Un événement qui se tient presque dix ans après la dernière visite princière. Ses premiers fruits seront dévoilés mercredi 28 novembre lors d’une cérémonie de signature de conventions et d’accords de partenariat.

    Au Maroc, la Belgique est reconnue pour son savoir-faire industriel. Or le gouvernement belge vise à tirer davantage profit de sa coopération dans d’autres domaines. A travers cette mission économique, ce pays ambitionne à faire valoir ses compétences de hub logistique pour les exportations marocaines sur le continent européen. D’autant plus que celles-ci sont appelées à augmenter et à se diversifier. Et pour cause, l’UE reste le premier partenaire commercial du Maroc et attire plus de 40% de ses exportations. «La Belgique est la meilleure voie d’accès à l’UE grâce à ses ports, ses aéroports, son réseau dense de communication au cœur de la région la plus dynamique d’Europe!» apprend-on auprès de la mission économique.

    Côté marocain, l’accent a été mis sur les potentialités d’investissement existantes. «Le dynamisme actuel de l’économie marocaine offre de nombreuses opportunités d’investissement et le Maroc est de plus en plus une porte d’entrée sur le continent africain», fait valoir Rkia Derham, secrétaire d’Etat chargée du Commerce extérieur.

    «Le Royaume bénéficie d’un environnement d’affaires fort attrayant. Il dispose de nombreux atouts dont la proximité géographique, le cadre législatif souple, la qualité et le coût compétitif d’une main-d’œuvre qualifiée, une offre logistique adaptée ainsi que des infrastructures développées. De plus, plusieurs entreprises étrangères de renom s’y sont installées, dont des investisseurs belges qui nous ont fait confiance», poursuit la ministre.

    Le Maroc se positionne en tant que facilitateur pour les investisseurs étrangers en Afrique. Plusieurs grandes entreprises marocaines de différents secteurs d’activité (immobilier, assurances, banques, télécoms…) sont déjà implantées dans  plus de 30 pays africains.

    «Nous sommes convaincus que l’élite maroco-belge est bien déterminée à renforcer davantage leur coopération. En matière d’énergie, plusieurs chantiers sont en cours pour accompagner cette dynamique. Nous allons réviser à la hausse nos objectifs pour les EnR, développer le secteur gazier pour arriver à un mix propre et revoir notre politique électrique. Ceci sans oublier l’efficacité énergétique qui représente un grand marché», annonce Aziz Rabbah, ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable.

    Entre 2017-2021, les investissements énergétiques publics et privés s’élèvent à 130 milliards de DH. Dans le domaine des mines, le Maroc veut également profiter de l’expertise belge en matière de R&D.

    «L’Onhym reste ouvert à tout genre de coopération dans le secteur minier. Trois axes de partenariat peuvent émaner de cette mission. Il s’agit du volet formation et renforcement des capacités pour les écoles d’ingénieurs et les universités en s’inspirant de l’expertise belge. Il serait également possible d’élaborer des partenariats dans le génie minier ainsi que le recyclage des déchets miniers. Les entreprises belges pourront aussi investir dans la recherche et l’exploration minière», soutient Abdellah Mouttaqi, secrétaire général de l’Onhym.

    Des échanges en deçà des ambitions

    Les échanges commerciaux entre les deux pays restent en deçà des ambitions. En 2017, la Belgique a été classée 16e fournisseur cumulant à peine 1,3% des importations marocaines et 11e client avec 1,5% des exportations. Même tendance au niveau des flux nets des IDE. Sur les cinq dernières années, la Belgique est le 12e  pays investisseur au Maroc. Ses investissements directs (IDE) oscillent autour d’une moyenne de 575 millions de DH au cours de cette période. En 2017, la Belgique a été classée au 10e rang avec des IDE de l’ordre de 454 millions de DH.

    Nadia DREF

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