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    L'ambassadeur britannique au Club de L’Economiste: Le Brexit, une aubaine pour le Maroc

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5399 Le 27/11/2018 | Partager
    Les négociations en cours pour un accord bilatéral
    Il remplacera l’ALE avec l’UE
    Le Royaume ne doit pas être «trop exigeant», selon Reilly
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    La signature de l’accord du Brexit est actée auprès de l’UE. Ce retrait aura finalement de l’impact non seulement sur le Royaume-Uni, mais aussi sur ses différents partenaires commerciaux. Le Maroc est d’ailleurs en pleines négociations sur les termes d’un nouvel accord bilatéral avec les Britanniques.

    «Je conseille aux Marocains de ne pas être trop exigeants, de prendre l’ALE existant comme un canevas, qui pourrait être revu et examiné d’ici 3 ou 5 ans», soutient Thomas Reilly, ambassadeur à Rabat. Le Royaume-Uni a la lourde tâche de réviser plus de 400 accords de l’UE à travers le monde dans un délai de 20 mois. Ce qui n’est pas une mince affaire! Pour tirer le meilleur parti du Brexit, le Royaume-Uni devra  s’ouvrir à d’autres marchés, notamment en Afrique. C’est pour cela que le retrait britannique pourrait être une aubaine pour des pays comme le Maroc.

    «Il faut y aller, savoir se positionner pour en tirer le meilleur parti», insiste Reilly. Selon le diplomate, l’économie marocaine est «trop petite pour pouvoir se positionner sur l’échiquier mondial face à des géants comme les Etats-Unis, le Brésil ou encore la Chine».

    La Grande-Bretagne, qui finalise les derniers détails de son divorce avec l’UE, doit passer par un processus lourd et très complexe. «A commencer par l’accord de divorce de 585 pages qui doit être entériné par les parlementaires en décembre prochain», tient à préciser le représentant du Foreign Office à Rabat.

    La Première ministre britannique Theresa May vient d’entamer hier, lundi 26 novembre, une offensive pour convaincre les députés britanniques de soutenir l'accord avec l'UE, le «meilleur possible», selon May, et le seul disponible.

    Au lendemain du sommet européen qui a scellé l'accord entre Londres et les 27 après 17 mois de négociations difficiles, la Première ministre May a réuni son gouvernement pour resserrer les rangs, alors que plusieurs ministres mécontents de l'accord ont démissionné ces derniers temps.

    Faire approuver l'accord par le Parlement sera un «défi», a reconnu sur la BBC le nouveau ministre du Brexit, Stephen Barclay. Mais, selon lui, «la Première ministre, après avoir travaillé deux ans jour et nuit dans l'intérêt national, a conclu un accord qui respecte le résultat du référendum» de juin 2016 ayant voté le Brexit avec 52% des voix.

    Pour rappel, l’accord prévoit une période de transition initiale de 21 mois après la date de sortie officielle du 29 mars 2019 au cours de laquelle quasiment rien ne changera entre les deux partenaires. «Durant cette période, nous devrons accepter tout ce que l’UE décide, en contribuant à hauteur de 39 milliards de livres à son budget, sans avoir de voix», commente Reilly.

    A.E

     

     

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