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    Economie

    Forum africain des infrastructures: Le salut viendra-t-il du privé?

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5395 Le 19/11/2018 | Partager
    Les PPP, partenariats public privé, à l’ordre du jour
    Des réalisations, mais surtout beaucoup de projets
    Des pourparlers en cours chez Ménara Holding pour son implantation en Côte d’Ivoire

    «Il n’est pas normal que nous manquions de connexions entre nous. Il faut penser “Afrique” pour rivaliser avec les autres» rappelle le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires Générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi, lors du 11e Forum africain des infrastructures (FAI), tenu à Marrakech. Pour lui, l’urgence est de faire converger les politiques publiques, «car nous pouvons encore construire un barrage mais pas la route qui y mène!».

    Sauf que créer des routes c’est bien, mais créer des emplois c’est encore mieux. Présent au débat, le ministre des Transports ivoirien, Amadou Koné, insiste en rappelant qu’«une route, ce n’est pas seulement le moyen d’aller d’un point A à un point B. Il faut des activités tout le long pour qu’elle soit économiquement rentable et qu’elle booste le développement. Nos états doivent agir avec plus de schémas logistiques en amont».

    En Côte d’Ivoire, la renaissance des infrastructures a été, ces 8 dernières années, une priorité majeure. «Les importants investissements qui ont été faits ont permis la relance du dynamisme économique avec un taux moyen de croissance de 8%» précise Koné. En 2013, le pays lance ses premiers projets en PPP.

    Au choix, les travaux en cours de la première ligne de métro à Abidjan ou l’extension de son aéroport, qui supportait une croissance de 200% de son trafic de passagers. Aux côtés du ministre ivoirien des Transports, son homologue béninois, Bienvenue Arsène Soglo, est venu parler du programme «Bénin révélé», dont un des piliers est consacré au développement des infrastructures.

    «Pour les projets phares, explique-t-il, il a été décidé de solliciter l’investissement privé à hauteur de 70%. Une option qui nous a imposé d’abord de travailler sur l’amélioration du climat des affaires». Le représentant de la Banque mondiale, Ibou Diouf, rebondit alors.

    «Vous tablez sur 70% mais le privé ne vous appartient pas!». Pour lui, les plans d’investissements ont encore besoin de concertation et de convergence. Une question s’impose à tous: «les PPP sont-ils bien pensés?». Diouf ayant en effet choisi de questionner les décideurs sur la viabilité de leurs différents modèles. Enfin, le chef du cabinet du ministre des Transports de Guinée, Mamadou Dia, montre toute la complexité de la tâche.

    «La Guinée est une presqu’île très étroite où nous manquons de terres et d’espace. Un véritable casse-tête». Du coup, le pays développe le transport public maritime entre autres projets de réhabilitation de la voie ferrée et d’une autoroute de 450 km avec péage.

    Le développement des infrastructures en Afrique attend un rebondissement. Pour autant, comme cela a été rappelé lors des débats, il faut prendre en compte la superficie du continent qui peut, à lui seul, héberger la Chine, l’Europe, le Brésil et les USA réunis…

    Hasard du calendrier

    Le FAI s’est tenu le jour de l’inauguration de la LGV. Une date particulière qui marque le lancement du premier train à grande vitesse africain. Alors le forum a choisi cette année de débattre essentiellement des partenariats public privé, qui permettent à la fois de réaliser des infrastructures performantes à tous les niveaux et d’améliorer le climat des affaires dans les pays du continent. Ils étaient quelque 300 dirigeants en provenance de 25 états, représentés par 8 délégations gouvernementales, à avoir répondu présent à l’appel du ministère marocain de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau.

    J.A.

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