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    TGV: Le Bouraq prend son envol

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5394 Le 16/11/2018 | Partager
    Le premier TGV d’Afrique entre en service
    23 milliards de DH d’investissements pour 200 km de voie
    Les durées des trajets réduites de moitié: Tanger-Casa en 2h10
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    Al Bouraq, le train à grande vitesse marocain, a été inauguré, jeudi 15 novembre, par le Roi Mohammed VI accompagné par Emmanuel Macron, le président français. La France est le maître d’œuvre du projet à travers la SNCF et Alstom, fabricant des rames et des wagons

    Le Maroc conforte ses pas en matière de connectivité. Après le port TangerMed, le pays avait rendez-vous, jeudi 15 novembre, avec la grande vitesse ferroviaire. Le projet de TGV, lancé en 2007, a été inauguré par le Roi Mohammed VI, accompagné du président français Emmanuel Macron.

    Les deux chefs d’Etat ont pris le train à destination de Rabat, un déjeuner royal ayant été servi à bord en l’honneur du président français. Le Monarque a dans la foulée inauguré les nouvelles installations de la gare ferroviaire de Tanger, un véritable joyau architectural avec un espace dédié à la grande vitesse dont un lounge.

    Placée au centre-ville, elle est appelée à jouer le rôle de repère urbain dans un des quartiers les plus huppés de la métropole tangéroise. Elle est le terminus d’une ligne longue de 200 kilomètres qui reliera en 2h10 au lieu de 4h45 les deux régions les plus dynamiques de l'économie marocaine, à savoir Tanger et Casablanca.

    En plus de ses avantages en matière de connectivité, le TGV marocain, baptisé pour l’occasion Bouraq, aura à assurer le rôle de véritable locomotive socio-économique. Avec un investissement de l’ordre de 23 milliards de DH, il aidera, selon l’ONCF, à la création directe de 2.500 nouveaux postes, en plus de toute la dynamique engendrée autour des nouvelles gares de Tanger, Casablanca, mais aussi Rabat et Kénitra.

    Le projet est l’une des premières réussites à l’export pour la France et la société Alstom, fabricant des rames et des wagons et présent à travers les réseaux de tramway de Casablanca et de Rabat. D’autres entreprises françaises ont été de la partie, comme Systra, Egis ou Colas. L’espagnole Assignia a elle aussi participé à ce chantier  en construisant deux des tronçons de la voie à haute vitesse.

    Selon plusieurs sources, l’entrée en service commerciale du Bouraq se fera dès la fin de ce mois de novembre. L’ouverture des guichets pour la vente des premiers billets se fera dès la semaine prochaine.

    Le prix des billets reste la principale inconnue. Il est prévu que l’Oncf dévoile dès les prochains jours son plan marketing, le prix des tickets et le devenir de l’ancienne voie. Selon les premières indiscrétions, les prix devraient être à la portée de la plupart des bourses et la tarification se fera sur la base du Yield management, les prix seront encore plus avantageux si on réserve à l’avance.

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    Financement

    Le Bouraq est tout d’abord un partenariat financier de haute facture. La France contribue au projet pour un montant de 920 millions d'euros, avec des conditions très avantageuses, comprenant notamment un prêt du Trésor français de 350 millions d'euros à un taux d'intérêt de 1,2%, un délai de grâce de 20 ans et un délai de maturité de 40 ans.

    Le montage financier global est achevé depuis décembre 2010 grâce au prêt du Fonds saoudien pour le développement (144 millions d'euros), au prêt du Fonds koweitien pour le développement économique arabe (100 millions d'euros), au prêt du Fonds d'Abou Dhabi pour le développement (70 millions d'euros) et au prêt du Fonds arabe pour le développement économique et social (66 millions d'euros).

    La dotation du budget de l'Etat marocain est d'un montant de 414 millions d'euros et celle du Fonds Hassan II pour le développement économique et social de 86 millions d'euros.

    Ali ABJIOU

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