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    Economie

    La collecte de l’assurance-vie reste dynamique

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5391 Le 13/11/2018 | Partager
    +7,4% à 13,3 milliards de DH à fin septembre
    La préparation de la succession, un moteur qui prend de l’importance
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    Avec sa fiscalité et des rendements qui restent relativement intéressants, l’assurance-vie apparaît comme un bon refuge face à l’effritement de la rémunération des produits bancaires classiques, aux difficultés du marché immobilier et à une Bourse mal en point. En dix ans (2007 à 2017), la collecte a été pratiquement multipliée par 3

    Après trois années euphoriques (en moyenne 22% de hausse annuelle entre 2015 et 2017), la croissance de l’assurance-vie est en train de revenir à un rythme «normal». Les primes ont progressé de 7,4% à fin septembre à 13,3 milliards de DH. Ce qui représente 43% de la totalité des primes dans le secteur des assurances toutes branches confondues.

    Les facteurs qui ont poussé les épargnants à fortement reconsidérer l’assurance-vie n’ont pas vraiment changé. Les placements bancaires classiques rapportent toujours peu, les opportunités dans l’immobilier sont rares et la physionomie de la Bourse n’encourage guère les ménages à y replacer leur argent.

    Avec sa fiscalité et des rendements qui restent relativement attrayants, l’assurance-vie apparaît comme un bon refuge. La protection qu’elle offre contre les ATD (avis à tiers détenteur) entre autres expliquerait aussi son succès. Les montants placés dans un contrat d’assurance-vie sont insaisissables.

    Pour les spécialistes, il existe un mouvement de fond qui devrait soutenir le développement de produit dans le futur. De plus en plus de personnes optent pour l’assurance-vie pour préparer leur succession. La clause bénéficiaire est un avantage que n’offrent pas d’autres produits. En cas de décès, le capital constitué est reversé aux personnes désignées dans le contrat.

    Les moteurs derrière la croissance de l’assurance-vie sont nombreux, en même temps, l’Autorité veut s’assurer de la fiabilité des montants qui sont versés dans les contrats. Le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent des assureurs et des intermédiaires est sous revue actuellement. Une trentaine de contrôles ont été menés depuis le début de l’année.

    Sur les neuf premiers mois de l’année, les versements dans les contrats épargne ont atteint 10,5 milliards de DH en hausse de 6,6%. Sujet encore sensible, l’assurance décès a progressé de 4% à 2,1 milliards de DH à fin septembre 2018. En dix ans (entre 2007 et 2017), elle a progressé de 6,5% en moyenne par an. Les produits en unités permettant des placements sur différents supports pour optimiser le rendement de l’épargne poursuivent leur percée avec une hausse de 34% des primes à fin septembre à 624 millions de DH. Pour l’instant, ces contrats sont commercialisés par quelques assureurs.

    La performance de l’assurance-vie ces dernières années a renforcé son poids dans le portefeuille des assureurs. Elle représentait 44% du chiffre d’affaires en 2017 contre 33% en 2007. La branche non-vie demeure la première source de revenus.

    Après neuf mois en 2018, les primes émises sur ce segment se sont chiffrées à 18 milliards de DH en hausse de 5,7%. Principal moteur sur ce segment, l’assurance automobile a progressé de 6,3% à 8,7 milliards de DH. La croissance est au rendez-vous pour toutes les autres polices.

    F. Fa

     

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